mercredi, 30 avril 2008
J'suis pas douée
Non, ça, j'suis pas douée.
Je tape le rythme d'une chanson sur un rouleau de scotch et je me pique les doigts sur ses dents, Je m'prend des portes en pleine tête, et j'ai l'arcade qui enfle.
J'suis pas douée, pas très adroite, l'eau renversée ci et là sur les nappes, c'est toujours moi.
Quand il m'attrape le bras, n'étant pas habituée, je crois que c'est un enfant qui me bouscule.
Je sais pas planter un clou sans faire un énorme trou,
J'ai une tendance à tomber, n'importe où.
Une nouvelle paire de chaussures et me voilà par terre, étalée en pleine rue, la tête à l'envers.
J'suis pas douée pour les relations. J'ai du mal au téléphone, est-ce que je dois dire "bisous" "ciao" ou encore " à bientôt", j'ai peur de n'avoir rien à dire, et pourtant parler est ce que je fais de mieux.
Non, ça j'suis pas douée, parfois je pense que je suis un boulet. La maladresse est récurrente chez moi.
Mais on m'a dit que ça faisait mon charme, que c'était une partie de moi, et que si on était parfaits, on aurait l'air de quoi?
Alors oui, j'suis pas douée, mais j'ai décidé de le cultiver :)

08:00 Publié dans Quel intérêt? | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
mardi, 29 avril 2008
Mon petit bazar
Aujourd'hui article bazar.
I.D'abord: Deux jours avec Mary...
c'est un ensemble qui ressemblerait à un gros beignet à la pomme (j'adore les beignets, et particulièrement fourrés à la pomme... quoique la framboise soit atrocement bonne). On regarde Eurotrip et on rit comme si c'était un super film, intéressant, intelligent (il n'est rien d'autre qu'un teen movie, du genre American Pie). On regarde Walk The Line, et on aime Joaquin et Reese. On chante "Obsessed with you" on fait une video dessus, on rit, beaucoup, toujours. On parle aussi de choses plus importantes. On discute avec le sourire, des beaux bruns qui parfois croisent notre route, et de leurs bras de velours (on a vérifié). On est bien, juste ce qu'il faut.
II. Les chansons dont parle Mam'zelle Poupée, ces chansons qui parle d'elle, ou bien de vous, ou encore de moi.. J'y ai réfléchis, et je crois pouvoir dire:
Secret Heart de Feist. "Secret heart what are you affraid of?" c'est une phrase qui pourrait bien me qualifier. Vous savez ce qu'est être sauvage? Je suis très sociable, mais sur le plan sentimental, je freine des quatre fers. Je trouve les rêves bien plus confortables: pas de risques, pas de craintes à dépasser, pas besoin d'arriver à croire qu'on peut m'aimer. La solution de facilité. Ça se soigne.
Last Christmas de Swipe! et Gwenno (des Pipettes), cette chanson parle d'amour ignoré, d'amour bafoué, elle fait écho à certains moments de ma vie, un peu tristes, comme on en a parfois...
et enfin "The Grass is Blue" de Dolly Parton. J'aime la country (je suis la fille de mon père), j'aime Dolly Parton, et nier l'amour qu'on ressent c'est un peu ce qui arrive depuis quelques mois, parce que dire "je suis amoureuse d'untel" sous-entend beaucoup d'espoirs, de risques de déception. Alors on préfère ne pas dire que c'est bel et bien ce qu'il se trame au fond de soi, si on n'avoue pas, tout ira bien.
(Mais il y a des gens qui devine ce qu'on ne dit pas totalement)
III. Souvenirs souvenirs.
Il a suffit que je lise "Genève". J'étais ailleurs, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Une ville, quelle qu'elle soit, un endroit, peu importe lequel, deviennent beaux, si on est bien accompagnée. Les rues de Genève étaient grises, il faisait froid. Aux abors du Lac Léman, des voitures de toutes les marques, rutilantes, garées devant des hôtels particuliers sublimes. Un marchand de sapins. Il y en avait de toutes les tailles, de tous petits, de plus grands, avec des rubans rouges dans les épines. Un monsieur jouait du violon. Une valse. Je n'ai pas dansé, je ne sais pas dansé la valse. Mais j'étais heureuse, tout bêtement. La patinoire, les gens qui tombent, les stands de vin chaud, les maisons superbes, le lac froid, les bâteaux, tous plus gros les uns que les autres. Cet immense cèdre au milieu d'une pelouse. Nous qui demandons où se trouve la plus grande place de Genève, alors que nous y sommes. Il n'y a rien entre nous, et nous ne sommes pas seuls. Mais peu importent les baisers inexistants, les mains serrées l'une dans l'autre. Ce que j'ai me suffit. J'apprend à le connaître un peu mieux, je profite de ses sourires, de ses plaisanteries plus ou moins réussies, de longues conversations. Je profite, je ne veux rien d'autre. Pas tout de suite. Le lendemain ce sera le 24 décembre. Genève aurait pu être un trou à rat, une ville affreuse, je n'aurais rien remarqué. Je riais, j'étais contente, ma longue attente était satisfaite, et j'avais envie d'aller plus en avant, d'apprendre toujours plus qui j'avais en face, de rire encore, de vivre des moments aussi simples et agréables que ceux-là.C'était il y a 5 mois. Rien n'a vraiment changé, ni en bien ni en mal, mais qu'importe.

14:20 Publié dans Quel intérêt? | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
samedi, 26 avril 2008
Fais pas ci, fais pas ça
Il y a des jours où RIEN ne va. Pas moralement, non juste pratiquement.
Ça comment dès 9h du matin, avec votre mère qui vous reproche de n'avaoir pas remis les timbres à leur place. Vous cherchez dans le tiroir (où vous savez les avoir rangés) elle vous dit ''non j'ai déjà regardé ils n'y sont pas". Et TADAM en fait ils y sont. Et votre mère de répliquer "mais ils étaien cachés, tu les as mal rangés". HA, parce qu'il faut les ranger dans le coin gauche PRECISEMENT?
Ensuite, votre mère adorée (oui j'adore ma mère, pour de vrai) monte. Et elle râle, parce que vous n'avez pas fermer la porte de la salle de bain comme il faut.
Puis elle râle parce que vous avez mis un seul dessous de plat et non pas deux. (vous croyiez qu'il n'y avait qu'un plat ndlr)
Puis elle râle, en vous disant de ne pas vider son rouleau de scotch (vous être en train d'emballer le cadeau que vous faites à une amie) et vous de répondre que c'est VOTRE rouleau.
Ah et elle râle aussi en cherchant le torchon pour les mains (pendant que vous vous évertuez à lui faire comprendre que vous l'avez posé sur le plan de travail, quand vous vouliez dégager la table pour mettre le couvert).
Ces jours-ci bizarrement, vous vous dîtes, que quand vous aurez votre petite chambre en cité U, ou votre T1 vous pourrez:
-mettre le torchon où bon vous semblera (vous n'aurez peut-être pas de torchon d'ailleurs)
-laisser vos habits tomber un peu partout, et ne les ranger que lorsque vous aurez un invité
- ranger vos timbres sous votre matelas si ça vous chante.
-laisser la porte de la salle de bain ouverte (si vous avez une salle de bains private)
-vider tous les rouleaux de scotch si besoin est.
Vraiment vous aimez votre mère. Mais parfois, elle chipote un peu.
14:02 Publié dans Quel intérêt? | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
samedi, 19 avril 2008
Bond, James de son petit nom
Il n'y en a qu'un à qui j'autorise le port du noeud pap' c'est James. Il est là, à dire qu'il s'appelle Bond, James Bond, il joue avec des flingues tout petits mais très efficaces, il fume des clopes immaculées, il se reboutonne toujours après un combat. Classe le bonhomme.
Son sourcil relevé est légendaire, il gonfle un peu les narines, pince les lèvres, d'un air de dire "ne me prenez pas pour un jambon très cher monsieur". Une petite musique, une jolie fille, adversaire, mais toujours séduite. Le quotidien.

James, enfin Sean, peut donc porter un noeud pap' sans ressembler au légiste de La Crim' ou de Rex, ou toute autre série allemande, française, ou autre. Oui, parce que, en temps normal, si vous me parlez de noeud papillon, j'imagine une paire de cul de bouteille, sur un nez de préférence très présent, des cheveux blancs, et un costume de couleur douteuse. Mais sur lui ça ferait presque miam.
Ceci dit je lui préfère, et de loin, le port de la cravate fine, noire, sobre.
Là il y a une tigresse qui fait "mraaaaaaaow" en vous.
Non?
Je suis peut-être seule.
Je sais qu'aujourd'hui le bonhomme n'est plus vraiment de première main.
Mais moi j'm'en fous.
Un dernier détail que j'affectionne, sans savoir pourquoi:
Le machin pour ranger son flingue bien au chaud contre son omoplate (musculeux et bronzé, ça va de soi), ça sent le risque, l'homme mythique.
11:00 Publié dans Quel intérêt? | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 15 avril 2008
Matin Chiffon
Début de "vacances" si tant est qu'on ai droit à des vacances.
La prépa est finie, je peux donc me lever un peu plus tard, travailler plus tardivement.
Evidement hier j'ai commencé mes "congés" par un thé vert bien chaud. Comme beaucoup de bloggeuse je suis adepte de thé. A ma grande tristesse je n'ai plus de thé en vrac. Mon fournisseur officiel de thé-chouchou c'est le Palais des thés mais je n'y ai rien acheté depuis des lustres.
Il faut dire que ma chère soeur m'en avait offert 7 paquets, donc j'avais de quoi tenir un siège.
revenons à nos moutons.
Le thé c'est mon carburant.
Il m'emmène ailleurs. Pas forcément au fin fond du japon, ou sur l'Île Maurice, mais loin dans mes rêves de gamine. J'ai aussi la sensation, étrange, que je fais du bien à ma peau, à mon organisme.
Je suis une adepte des gestes sans utilité immédiate mais qui, paraît-il, font du bien sur le long terme. J'aime boire du thé sans arrêt. Quand je travaille à la maison je dois en boire un litre et demi.
Donc ce matin j'ai de multiples bonnes raisons de boire du thé.
Mon réveil n'a pas sonné, je me suis donc réveillée "en retard", mais pas tard, 8h26 pour être précise. Et ça me chiffonne, je n'aime pas me réveiller après l'heure que je m'étais fixée. Sinon je n'ai pas le temps de flâner de blog en blog, de répondre à mes mails, d'écrire même si j'ai envie.
Deuxième raison: j'ai fini les cours, je suis seule cette après-midi, il me faut donc un compagnon de route. Et qui peut mieux que mon thé m'écouter m'exercer à chanter, faire de petites scnènettes de théâtre, répéter des listes de chiffres à l'endroit à l'envers, argumenter mon choix pour l'orthophonie, réciter Le Corbeau et Le Renard lentement, très vite, de manière monocorde, ou exagérément modulée, qui donc peut mieux m'écouter sans rire que mon thé?
Troisième raison: Il pleut. IL PLEUT. Nous sommes le 11 avril, notre région baigne dans le soleil depuis des mois, et il pleut. Oui c'est essentiel, je sais. Mais la pluie me donne des envies de gros pulls, de thés, de petits gâteaux (c'est MAL) et de bain chauds.
J'ai de très bonnes raisons donc de me faire des intraveineuses de thé, et puis il me faudra de l'inspiration pour vous pondre un article digne de ce nom.
J'ai bien envie d'écrire un article beauté, du jamais vu chez moi.
Il faut une première fois à tout!
Bonne journée les bloggeuses!
13:14 Publié dans Quel intérêt? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note























