mardi, 13 mai 2008
Palettes diverses
J.S. Bach: Prelude From The Unaccompanied Cello Suite No. 1 In G Major , B.O. Master And Commander
Hier les livres, aujourd'hui la peinture.
Je ne suis pas "adepte" de la peinture, c'est à dire que je n'y connais pas grand-chose, j'aime ou non. Par exemple, je reconnais que sans doutes Goya a du talent, mais ses peintures m'ont toujours effrayée. Ce n'est qu'un exemple.
J'ai envie de vous parler de ce qui me touche. Il y a de tout, des courants en tout genre, des artistes qui ne se ressemblent pas (selon moi), bref, simplement de purs "coup de coeur", même si cette expression est trop commune pour exprimer ce que ces tableaux me font.
Oui parce que les tableaux me font quelque chose, ils me bousculent, ils m'interpellent, ils m'émeuvent, ils me font m'envoler.
Aussi, attention, bazar de peintures en vue.
Joaquin Sorolla. A vrai dire je ne me souviens plus comment on s'est rencontrés. Au détour d'un site ou d'une revue, mais en tout cas, une chose est sûre: je l'ai aimé tout de suite. Ce tableau d'abord:
Marche sur la plage:



Il y a aussi John Singer Sargent:
Two Girls In White Dress


N'étant pas experte, je préfère, plutôt que de dire des bêtises, vous montrer simplement ce que j'aime chez René Gruau:







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lundi, 12 mai 2008
Livres Publics
Vaughan Willilams: Fantasia On A Theme By Thomas Tallis, B.O. de Master And Commander

On est d'accord, un livre est un objet public. Dans ce sens: n'importe qui peut en acheter, en lire. En règle générale, la majorité des livres sont faits pour être lus, et sont autorisés à être lus (sauf, par exemple, le notoire Mein Kampf sorti de la plume d'un homme tout aussi tristement célèbre). Toujours est-il que librairies et bouquinistes ouvrent leurs portes à qui veut.
Comme je ne peux pas me permettre d'acheter des livres à la pelle, je vais à la bibliothèque. Oui, je mets mon argent dans les chaussures (il n'existe pas de chausseurs qui vous prêtent leurx chaussures pour 1€ les 15 jours), et mon temps dans les livres.
Ainsi, depuis mes 5 ans je vais à la très célèbre "Bibliothèque pour tous" de ma ville. Là des dames (toujours les mêmes à ce jour) adorables conseillent ma maman (et moi désormais) en livres. Prenez celui-ci, ou celui-là. Michel Del Castillo? Bien sûr! Anne Wiazemsky? Essayez!
Voilà ce que j'appelle des livres publics: ils passent entre des centaines de paires de mains différentes. Ici on retrouve un marque page oublié, là un vieil article de journal, ou encore un mot doux. Des bouts de gens. Ce sont des ouvrages que l'on partage, une sorte de passion commune. Il n'y a pas d'hygiène du livre à la bibliothèque, pas de gants à mettre, pas de craintes.
Oui, parce que voyez-vous, j'ai beaucoup de mal à prêter mes livres. Je le fais pour les gens que je connais bien, parce que j'ai confiance, je sais qu'ils reviendront entier. Par exemple Le Château de Cassandra de Dodie Smith (Les 101 Dalmatiens c'est elle) est un livre précieux. Je l'aime beaucoup, je le relirais, c'est une sorte d'univers loufoque et tendre qui m'est très cher. Il y a aussi Sido et Les Vrilles de la Vigne, où Colette livre des descriptions subtiles, légères, belles comme des soirs d'été. Tout comme le Baron Perché d'Italo Calvino. N'allez pas m'abimer mon cher Côme Laverse du Rondeau plus qu'il ne l'est, ses arbres, sa liberté, son amour pour Violette, marquise fêlée. Côme, sa poésie, sa détermination, sa folie, sa décision. Mon Côme.
Par contre les livres des bibliothèques sont des sortes de People, ils sont à tout le monde, leur image est publique, ils n'ont pas de vie privée. Pas un n'est attendu quelque part précisément. Ce sont des globbes trotters, ils visitent des foyers plus différents les uns des autres, ils connaissent tout, tout le monde. Ce sont des livres libres, gardant un bout de vous chaque fois, conservant les empreintes de tous les lecteurs sur leurs pages, ceux qui lèchent le bout de leur doigt pour les tourner, ou bien ceux qui les cornent légèrement. Nous les marquons autant qu'ils nous marquent, ils sont à nous, sans être à personne.
Si j'aime mes livres, j'aime ceux qui, pareils à des ions libres, se balladent de rue en ville, ceux qui sont proches de moi juste le temps de la lecture, des amours de vacances, qu'on n'oublie pas, qu'on ne revoit pas.

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mercredi, 07 mai 2008
NOTE ROSE
EDIT: Parce qu'un bonheur n'arrive jamais seul... je viens d'apprendre que ma soeur est enceinte!!!!!! premier bébé dans la famille, j'avoue que je suis toute chose!!!

Long Tall Sally , Elvis Presley
Aujourd'hui belle journée, soleil à ne plus pouvoir, chaleur, verdure, la Provence en éveil, j'aime être ici.
Ce soir je vais avoir Elle, grace à Mary, je vais me détendre,
Je travaillerais dehors cette après-midi,
mais la grande nouvelle de la journée :
JE SUIS ADMISSIBLE A MONTPELLIER!!!!!!
Ö JOIE JOIE JOIE JOIE JOIE!!! J'en ai pleuré, on aurait presque dit que j'avais réussi tout court!!!

Je suis convoquée le 26 mai à 9h30, je ne vous raconte pas mon EMOI!
Grosses bises et bonne journée!!!
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mercredi, 23 avril 2008
Je voudrais
J'ai écouté une chanson ce matin, il y a une phrase qui résumait bien mon état d'esprit. Je marchais, il était dix heures, le soleil était là, à me faire de grands saluts, le vent me murmurait les dernières nouvelles, et je flottais littéralement. J'avais les cheveux lâchés qui s'éparpillaient un peu n'importe comment, autour de mon visage. Le soleil sublime tout. Un coeur parfois un peu hésitant, quelqu'un qui court, un chat qui se prélasse dans les bras d'un cyprès, les cheveux qui deviennent tout à coup blonds, très blonds, dorés. Ces matins là je voudrais faire des photos, capturer les images que m'offre la Provence en éveil. "I want kisses and dresses". Une jolie robe se serait fondue dans le paysage. Une qui volerait un peu si je tournais vite, avec une couleur claire. Je pourrais bien la trouver, mais les "kisses" ça ne s'achète pas, enfin à ce que je sais. Je n'en ai encore jamais aperçu chez Cosmo ou H&M. Il n'y a pas de boutiques de baisers. Il y a bien eu la période "free hugs", mais je ne veux pas de "hugs". Non non. Mais ce n'est pas tant ce qui composait la scène que mon ressentit, qui faisait la beauté de la scène. Ce matin était parfait, puisque très simple. Plus l'on est simple plus l'on a de chances d'être contenté un jour où l'autre. Je n'avais rien: ni la robe, ni les baisers, simplement mon espoir, et il me suffisait déjà.
Passez une bonne journée, cheveux au soleil!
14:06 Publié dans Coton | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
mardi, 15 avril 2008
Gros pull et foulard
Les jours où je traîne chez, où je travaille chez moi, je m'habille n'importe comment.
Je suis un "fashion faux pas" en personne.
Quoique, tout est une question de point de vue.
Ce que je préfère ce sont les gros pulls, les gros Sweat Shirt. Mon favori est beige, je l'ai acheté à H&M, il y a un an avec Mary, elle m'avait même fait l'avance tellement je l'aimais. Je le porte avec mon pantalon de running Nike. Et là j'ai l'ai de tout sauf de moi: d'une sportive au repos. Je me demande encore pourquoi avoir acheté un pantalon de running quand je fais simplement de la marche et du vélo elliptique... Je ne me comprend pas moi-même la plupart du temps.
M'enfin.
J'aime aussi les pulls de mon papa. A défaut d'amoureux fournisseur officiel de pulls, j'ai mon père. Mais j'ai un doute. Je ne suis pas certaine d'être sortable en pull d'homme. C'est large, relativement informe si je puis me permettre, et si je ne mets pas de talons, j'ai l'air d'un petit cachalot. Oui un cachalot d'1m70, c'est un petit cachalot.
Mais comme j'aime les cétacés par dessus tout, je n'en ai cure, et j'envisage sérieusement de sortir comme ça, un jour. Reste à savoir quand.
Toujours est-il donc, que dans ces pulls je me sens chez moi. D'abord l'odeur de ma lessive, et puis surtout le fait d'être à l'aise, qui colle tout à fait avec mes journées casanières.
Je suis dans un cocon à ce moment là. Je n'ai pas de tenue à avoir, pas besoin d'être "tirée à quatre épingles", on s'laisse aller, et quoi de meilleur que ces jours où rien n'a d'importance dans la forme?
Où, que vous travailliez sur le canapé ou sur une table, l'important reste que vous travailliez?
Rajoutez à cela du thé (non, je n'insiste pas, je ne fais pas la promotion du thé sous toutes ses formes), un fond de musique, et c'est parfait.
Pour la musique, dans mes moments studieux, j'écoute Bach, Mozart, Beethoven, Vivaldi, doucement. J'aime particulièrement les "Christmas Oratorio" de Bach. Et la B.O. de Master And Commander dans laquelle il y a, de Bach toujours, des morceaux géniaux.
La musique classique me rappelle mes deux grands-pères, l'un disparu, l'autre pas, dans leur salon respectifs, les après-midi tranquilles. Deux hommes très différents, voire antagonistes, mais qui se rejoignaient sur leur goût pour la musique classique et l'histoire. Ils ne se sont jamais vraiment bien connus, se sont-ils appréciés? Je ne sais pas vraiment. Mais dans mes après-midi solitaires, je m'imagine à leur place. Ces moments où, l'âme s'élève. C'est un peu ronflant de dire ça. Et pourtant le classique élève l'âme, lui apporte quelque chose de pur, qui vient d'ailleurs, bien qu'étant issu de l'esprit de quelques hommes. Je n'aurais jamais imaginé que plus tard, moi aussi, je céderais à l'appel mélancolique, enjoué, désespéré, entraînant, du classique. Je ne savais pas que ses divers visages me séduiraient tant. Sans m'en rendre compte, donc, j'ai repris le flambeau de mes deux grand-pères, deux hommes que j'admire et aime beaucoup.
Où comment partir d'un gros pull pour finir sur un éloge des aïeux.
13:24 Publié dans Coton | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note





















