mercredi, 21 octobre 2009
Finding my own Land

Si j'ai arrêté mon blog quelques (courts) temps, c'était parce que j'avais besoin de faire le point. Que s'était-il passé en un an?
Tellement de choses, et en même temps si peu, que cette année m'a paru interminable. Elle a commencé par un échec en septembre 2008, échec mal vécu, suivi du décès de mon grand-père, suivi d'un échec amoureux, suivi d'un moral en chute libre. Mauvais début. Sensation de perte à tous les étages, je voulais sortir de cette période bien vite. Mais parfois il faut vivre les choses pour mieux les laisser derrière. C'est ce que j'ai fait. J'ai arrêté ma préparation au concours à Marseille pour rester en correspondance, chez moi. On avait peur que l'isolement me fasse plus de mal que de bien... et pourtant, moi, si sociable, et ayant besoin d'être entourée,de rire et voir des gens... j'avais besoin de ce long temps de solitude, de ces jours où je ne voyais personne d'autre que ma famille, ma soeur, ma nièce. J'ai pu prendre du temps pour me regarder en face, affronter mes peurs, mes questions profondes, et tourner mes regards ailleurs. L'année suivait son cours, s'en sont suivi trois échecs... bien vécus. C'est à ce moment là que le changement s'est fait réellement sentir. Mon été a eu plus de couleurs que le précédent, le travail ne m'a pas autant pesé, j'ai pu voir des gens qui m'étaient chers. J'ai eu droit à mon anniversaire surprise en août, j'ai vu des personnes partir loin, d'autres guérir, à mon plus grand bonheur, certaines relations qu'on croyait légère au départ se sont avérées profondes, et d'autres profondes se sont arrêtées, en laissant des souvenirs.

Je suis là, un an plus tard à me demander ce qui a bien pu tant changer dans cette histoire. Et je crois que la réponse est: moi. J'ai dû passer par des moments désagréables dont je n'aimais pas parler, je n'arrivais pas à confier ce qui au fond de moi était si lourd. Je ne l'ai pas vraiment fait, mais aujourd'hui le poids à disparu. Je me sens capable de supporter des choses difficiles, d'affronter d'autres difficultés. J'ai la certitude que l'avis de telle ou telle personne n'a pas de poids sur la personne que je suis, parce qu'on dirait que je commence enfin à m'accepter telle que je suis, sans présumer être trop solide ou trop fragile. Je sais simplement que je tout à la fois solide et fragile, comme je suis bordélique et maniaque.

Et puis par dessus tout ça, il y a cette possibilité de partir enfin, quelques mois. L'Angleterre trois mois, suivie d'une mission humanitaire les trois autre mois. Je vais, en quelque sorte, jouer les apprenties Soeur Emmanuelle, entourée de jeunes, pour six mois d'émotions fortes, de changements profonds, de rire (et de larmes sans aucun doutes).

Et puis je prépare mon permis, je vais finaliser mon DEUG pour pouvoir rentrer en licence professionnelle en septembre 2010, j'ai l'impression qu'après ces deux ans difficiles, sans portes qui s'ouvrent... ces deux années nécessaires à mon évolution, j'ai enfin droit à de grandes baies vitrées. Ça valait le coup d'attendre et d'être triste si longtemps.

Je vous embrasse!

The Bee Charmer.
19:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note





























Commentaires
Je te fais tout plein de bisous
PS: pour répondre à ta question, essaie viikii.net c'est super pratique!! une petite dose de Yamapi!!!
Ecrit par : Galy | mercredi, 21 octobre 2009
Répondre à ce commentaireJe te bise.
Ecrit par : Miss Babooshka | mercredi, 21 octobre 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Cilyne | mercredi, 21 octobre 2009
Répondre à ce commentaireOn a tous des moments difficiles, il faut savoir les surmonter et continuer à avancer ce que tu as brillamment fait. Bien que difficile, ces moments sont essentiels pour nous faire grandir/mûrir... On en ressort que plus forte !
Puis, comme l'a écrit Galy, quand ça ne va pas, pense Girl Powaaaaaaaaaaaaaaaaaaa^^
Tu pars faire de l'humanitaire ou ?
Bisous
Ecrit par : Elisabeth | jeudi, 22 octobre 2009
Répondre à ce commentaireMais on sait jamais ce qui nous attends par la suite; que le mal peut se tourner en bien.
Tu passe de l'isolement en terrain très connu à la communauté en lieu complètement inconnu.
Dit toi que c'est pas la même culture, te fait pas surprendre par les bancs payants dans les parcs par exemple^^.
Ecrit par : Philip | jeudi, 22 octobre 2009
Répondre à ce commentaireCourage à toi et je te souhaite tout ce qui a de meilleur...
Biz
Ecrit par : L'accro au chocolat | jeudi, 22 octobre 2009
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