samedi, 27 juin 2009
Note Musicale.
J'ai eu envie de vous faire partager mes goûts musicaux.
Il y a un certain type de musique que je ne peux pas écouter :Metal, Heavy Metal et Death Metal. Et en général aussi Metallica (je dis en général parce qu'il y en a bien une ou deux que j'aime). ça m'est resté de l'époque où Yann, mon grand frère, écoutait à fond les ballons ça dans sa chambre, et que, petite, j'avais la sentation que la maison allait s'écrouler sur moi. Cette musique a toujours créé en moi un malaise terrible. Je me souviens d'une soirée où ils avaient mis du Marilyn Manson, je devais avoir presque 16 ans, je suis sortie, poussée dehors par une bouffée d'angoisse et des crampes d'estomac (je somatise souvent).
Sinon je suis très open minded, j'aime beaucoup de genre différent.
La Pop en général, c'est varié, frais, triste, gai, téléphoné ou original. C'est la musique courante que j'écoute tous les jours, à la radio, sur mon ordi, partout, c'est... c'est comme un bon roman pas trop dur à lire.
J'aime beaucoup le Gospel. J'ai toujours aimé ça, mon père aime ça, ma mère aussi. C'est une musique qui a une âme. Une vraie, quelque chose qui me secoue. Je connaissais les classiques, Oh When the Saints go Marching in, Happy Day, Nobody Knows, et d'autre. J'ai découvert d'autres chanteuses de "gospel" moderne. Pas toujours très proche du chant d'esclave, mais dont on sent bien la parenté avec le Gospel: Yolanda Adams, Nicole C. Mullen, ou encore Mary Mary. (bon là on s'écarte franchement du Gospel c'est clair, mais j'avais envie de les mettre là. Je refais les genre chez moi^^). Et puis ces voix. Mon rêve, le plus bel instrument sans aucun doute. Une voix de noir (c'est pas un scoop ils sont noirs). En même temps on ne me fera pas croire d'un noir et un blanc chante pareil (non ce n'est pas du racisme). Les deux ont leur qualités bien entendu, mais il y a quelque chose de brut et superbe dans ces voix gospel. J'ai entendu un groupe de gospel composé essentiellement de gens blancs (je l'ai su après), j'ai aimé les chants mais il me manquait ce petit truc en plus dans la voix pour que je sois complètement captivée. Je me souviens qu'à la fac on m'a dit que j'étais raciste parce que je disais que je préférais les voix noires, et que c'était un cliché qui restraignait les noirs. Gna gna gna. Pour moi c'est tout sauf du racisme ou du cliché, je suis juste... admirative.
Et envieuse^^. Il y a eu dans l'esclavage une souffrance qui a fait naître, à mes yeux, une des plus belles façons de chanter.
Bref, passons.
Nous retrouvons ensuite le classique. Mon compagnon quand je travaille et que je dois me concentrer, qui m'emporte loin dans mes émotions, qui m'élève littéralement. Avec une préférence pour Bach et Tchaïkovsky. Je ne suis pas non plus une fine connaisseuse, mais avec Le Lac des cygnes (en plus Tchaïkovsky était russe, ce qui fait un point bonus pour lui) ou bien le Prélude de Bach en Do major je quitte très vite l'endroit où je me trouve et je décolle, loin, loin et haut.
Bien entendu le Jazz. Le Jazz, c'est rythmé, c'est beau, c'est unique. Tout comme le Blues. Vous pouvez me faire passer des heures à écouter ça, j'en suis folle.
Il y a aussi la musique Tzigane, comme Bratsch, qui a quelque chose de mélancolique, d'inexprimable, qui fait appel à des émotions que j'ai du mal à nommé comme une nostalgie heureuse de l'instant présent. Indescriptible je vous dis. J'aime. Et puis ça me rappelle quand petite ma mère et mon père écoutait ça.
J'aime beaucoup la country aussi.
Elvis Presley (ah, ça, Elvis, c'est le King. Et ce jeu de jambes!!!). Je l'ai découvert assez jeune, et j'ai tout de suite aimé sa musique qui m'a semblé indémodable. C'est vivant, rythmé, fou, inventif et il a une vraie voix. Il aurait pu attendre que je le vois en concert avant de mourir quand même.
En fait, ce que je voulais expliquer ici c'est que je ne peux pas avoir de "genre" favori. La musique a quelque chose de trop infini, on peut faire tant de choses avec une voix, un ou deux (ou plus) instruments. Je ne peux pas vous dire " je n'aimerais jamais ça". Hormis le Metal. Il y a quelque chose de trop morbide derrière, trop noir, pas assez d'espoir dans la musique, pas assez de douceur.
La musique adoucit les moeurs. Il y a, là où je travaille, un jeune homme, papa, 26 ans, qui est... affreux. A la base je l'aime bien, mais je n'en peux plus de ses plaisanteries graveleuses, bourrées de sous-entendus (qui m'amènent à me demander où se situe, anatomiquement parlant, son cerveau), qui est vulgaire, régulièrement désagréable, impoli, sans aucun égard pour personne, un refus délibéré d'être gentil. Bref, j'ai enfin compris que sa douceur, celle dont il a besoin, comme tout un chacun, qui amène un peu d'amour à son coeur malmené depuis son enfance, il la trouve dans la musique. Il siffle toute la journée, il chante, il écoute de tout, tout le temps, elle l'adoucit, et je pense qu'elle nourrit son coeur.
Pour moi c'est la même chose. Même si j'aime officiellement les choses belles, voir des gens s'entendre (que je suis pour "la paix dans le monde", Clin d'oeil à Mary cf notre film... You're one in a milliooooooooon), bref, que j'ai en fait un coeur qui fonctionne un peu trop bien (entendez par-là qu'il vit les choses complètement et donc les blessures complètement aussi), eh bien je puise aussi mon besoin de douceur, d'expression, d'émotions, de courage aussi dans la musique.
Dans cette année difficile, plus difficile que prévue, combien de fois seule la musique a pu me faire lever les yeux et patienter. Quand je n'arrivais pas à parler beaucoup, ou même à sourire beaucoup, j'avais les oreilles pleines de musique. Pleine de Gospel surtout, de Pop et de Classique. La musique a été en quelque sorte le filet qui me tenait.
Bien sûr je ne peux pas parler de tout: Ray Charles, Les Beatles, Seal, Steevie Wonder, Johnny Cash, la musique des années 50, The Pipettes, et tant d'autres. Il y en a trop et pas assez en même temps!
Passez une bonne journée, je vous mets une petite playlist qui mélange tout!
Ma vie est un medley!
Je vous embrasse!
vendredi, 26 juin 2009
M.J.
Je vous écris une vraie note plus tard, promis, mais quand même, il fallait le signaler ici,
Mickael Jackson est mort.
Ma mère me l'a annoncé ce matin en me réveillant, j'avoue que ça m'a fait un choc. C'était quand même Mickael Jackson.
"Oh Darling i was blind to let you goooo"
Bonne journée, et à très vite, je le promets!
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jeudi, 18 juin 2009
Souhaits
Tag de Mary...
1. Ecrire 8 souhaits
- J'aimerais avoir une voix. J'en ai une bien sûr, une normale, je chante juste, mais je voudrais avoir une voix. Plus précisément unevoix de chanteuse de Soul, Gospel, Blues, une voix noire comme on dit. Un mix de Mary Mary, Mahalia Jackson, Aretha Franklin et Laureen Hill. Il faudra un petit miracle, mais pourquoi pas?
- Rencontrer l'homme de ma vie. Il ne serait pas parfait, mais, dans l'idéal, grand, avec de grandes mains, de lares épaules, un sourire qui en dit long, des yeux expressif, et une peau de métis, genre chocolat au lait. J'avoue ne pas résister^^ Et pour le caractère, là, je suis ouverte, simplement du caractère sans être pénible, avec qui je rirais beaucoup, et qui serait juste lui-même.
- Je voudrais voyager, faire le tour du monde en commençant par la Russie et les USA. C'est tout.
-Je voudrais pouvoir embraser le monde d'un regard. Pouvoir voir en même temps les chutes du Niagara et le Mont Blanc, les steppes et la Toundra, le Désert de Ghobie et les plages néo-calédoniennes. Avoir la vue d'ensemble.
-Je voudrais passer ma vie entourée de nature. Cette année j'ai redécouvert le monde. D'une façon presque enfantine. Je m'émerveille de la moindre chose, d'une fleur qui pousse dans le béton, du pistil qui se cache au coeur des pétales, le bruit du vent dans les feuilles des arbres. La lumière du soleil du matin qui effleure les herbes du jardin, le chant d'un oiseau. Et si j'admire beaucoup l'architecture (je rêve de voir le Palais d'Hiver de St-Petersbourg, les temples d'Inde et les châteaux écossais), je vois la nature comme la plus belle invention, parfaite dans ses moindres couleurs, ses saisons et ses habitants. Je veux pouvoir toujours voir la nature, ne pas être prise dans un nuage de pollution.
- Je voudrais beaucoup d'enfants. Quatre au moins. Avoir ma petite troupe bien à moi, que je protègerais comme une louve (quand je vois ma réaction si on touche aux gens que j'aime... je n'imagine pas pour mes enfants^^). Leur donner des noms qui veulent dire quelque chose, qu'ils portent sur eux, en eux, comme une promesse sur leur vie.
- Je veux une immense maison blanche. En bois, avec un porche, deux rocking-chairs, une table basse blanche, une balancelle pour servir le thé et des petits gâteaux que j'aurais fait moi-même. Des fenêtres grandes, d'autres en chien assis dans le toît. Les chambres seraient lumineuses, mobilier en bois blanc ou métal blanc, des couleurs gaies pour le linge de lit. Une maison qui respire l'amour et la paix. C'est un peu cucul, mais qui rêve d'une maison qui respire la haine et l'angoisse? Je vous le demande!
- Je veux partir. Savoir ce que je veux faire. Est-ce que je dois partir aux USA chez ces amis? Aller sur Montpellier finir mon diplôme universitaire? Tenter une branche très différente? Je pense que les USA peuvent être bien,mais je ne veux pas partir juste pour partir, je veux un but, un projet, un départ justifié.
+ avoir de très beaux cheveux (je délaisse quelque peu les miens), avoir bientôt ma paye pour m'acheter ce tout petit ipod nano et puis avoir de nouvelles chaussures.
2. Dire à quoi me fait penser ces 10 mots :
Message : J'aime les petits mots. Avec ma cousine Sabine, qui est plus qu'une cousine, quand on se voit, on se laisse des mots. Que ce soit elle chez moi, ou moi chez elle. On s'est envoyé des lettres longues comme le bras, avec des enveloppes recherchées, et elles sont parmi mes plus précieuses. Pas forcément pour le contenu très littéraire, mais parce que c'est ce qui a appronfondi notre relation quand on a grandi. On s'est mises aux mails, toujours très longs, toujours réguliers, toujours profonds (ou pas!). On cumule. Bref. En fait, message=Sabine. Les petits mots c'est familial (on en laisse toujours sur l'ardoise velleda de notre maison de famille, depuis qu'on est gosses) et on a juste reproduit cette habitude entre nous. Et en général, j'aime écrire, ça alimente une relation, j'ai plusieurs dossiers de mail échangés avec des personnes bien précises, que je garde, et que j'aimerais faire imprimer un jour.
Blog: Le blog, un univers riche, varié, et humain, quoi qu'on en dise. Un lieu d'expression que j'aime beaucoup. Au début je voyais essentiellement des blogs de mode, qui m'ont lassée, je préfère de loin les pages authentiques et personnelles.
Prix du livre : J'aime les beaux livres et les plus banals. Ce qui me plaît c'est leur contenu. Les livres ont un prix sentimental très élevé pour moi. Je baigne dedans depuis toute petite, entre une mère dévoreuse de livres professionnelle, une grand-mère avide de pages imprimées, et des tantes qui ne sont pas en reste. Une soeur qui se défend bien aussi!
Croix : Il y en a une autour de mon cou. Ce n'est pas un porte-bonheur, ou un grigri. C'est un rappel, de Celui en qui je crois. Et qui est bien plus qu'un Dieu lointain et mystérieux. Il est comme immense, mais accroupi près de moi. Et peu m'importe qu'on me croit timbrée, c'est un choix que je ne renierai pas.
Création : J'ai le droit de dire que je suis créative? J'aime créer. Que ce soit des histoires, des textes ou des poèmes en proses. Je dessine des habits, de toute sorte, j'attache moins d'importance à la perfection du trait (que je n'ai pas) qu'à l'originalité du truc. J'aime faire des gâteaux, des plats salés, créer des petites décos de table pour Noël. Je me suis mise à la couture et j'aime ça, (merci Pomme et Rory!). J'aime bricoler, créer des choses. Je ne dis pas que tout es réussi et beau, mais j'aime tenter l'expérience.
Bonheur : Il y a le grand bonheur. Comme des jours particuliers, des événements, un mariage, une naissance (mon petit frère, le 30 septembre 1995, ma nièce le 28 novembre 2008), et puis les bonheurs quotidiens, non moins goûteux. La fête que me fait Datcha, ma petite chienne vive, tous les matins, sa façon de se traîner jusqu'au portail quand je reviens à midi et qu'elle vient juste d'émerger d'un sommeil profond. La douceur de Plume qui se bonifie avec l'âge, cette vieille chatte que j'aime juste pour elle. L'odeur du café de Maman le matin, les sourires incroyables de ma Sibylle quand elle me voit. Voir qu'elle tend les bras vers moi quand elle m'aperçoit, la faire marrer quand je siffle. Courir après des enfants. Entendre mon petit cousin Louis parler au téléphone du haut de ses trois ans. Retourner à la Batte (maison de famille) voir Mame (ma grand-mère), partir en vacances, lire un bon livre, sentir le parfum, mettre une jolie paire de chaussures, et tant d'autres. Et puis comprendre que je suis aimée. Je l'ai compris il y a peu, j'essaie de le vivre. (lisez La Cabane de Pau Young!). Ca change ma vie.
Vie : C'est tellement vaste. Tellement bon. Tellement dur. Tellement beau. Je veux vivre en abondance.
Enfant : J'en veux, de moi, de Lui, des gens autour de moi. Ils sont le plus cadeau du monde je pense. J'ai aimé être une enfant, et j'aime voir des enfants qui ont le droit de grandir à leur rythme et pas trop vite. Et ne pas oublier ceux qui n'ont personne pour les aimer, ou bien pas d'opportunités pour vivre, ceux qui n'ont pas le droit d'être des enfants.
Passion : Je suis une passionée. J'aime aimer à 100%. Je le fais et parfois ça m'écorche trop fort. Je choisis de faire confiance au départ, sans soupçonner l'autre d'être décevant. Il le sera, je le suis. On est à égalité. Et puis parfois on trahit ma confiance. Mais j'essaie de pardonner et si l'occasion de présente de donner une seconde chance. Ce que je dis-là n'est pas facile à vivre, à faire. Mais c'est un peu un de mes principes. En quelque sorte je parie sur les gens, et certains me font gagner le pari, d'autres non. Tant pis, je guéris et je repars. J'essaie de ne pas faire les choses à moitié. Pas toujours évident. C'est pour ça que j'essaie et que parfois j'échoue. Mais je ne veux pas renoncer.
3. Dire quelque chose de la personne qui t'a tagguée.
Mary. J'en ai déjà dit beaucoup sur elle, ici, vous le savez, c'est mon amie. J'aime bien son univers bloggesque, qui est à la fois réaliste et en même temps un peu à part, un peu comme une histoire qu'on écrit, quand on se laisse guider par ses émotions. Je ne comprends pas pourquoi elle n'aime pas son nez, sa couleur lui va très bien en vrai. On a beaucoup de points communs et de divergences, mais une fondation pour nos vies. C'est Mary!
Et un petit cllin d'oeil pour elle:
Je la trouve superbe. Toute en formes et superbe.
Je taggue (sans me souvenir de qui l'a déjà été!) Pomme, Queen C, Plume (oui oui, toi Plume), Blueberries Girl et celles qui voudront!
Je vous embrasse!
(Je crois qu'Amanda Seyfried sera souvent ici, je la trouve... Fraîche!)
Et merci encore pour tous vos petits mots (et mails^^), vous êtes adorables. Vraiment!
vendredi, 12 juin 2009
Suite de la suite.
Edit: Je suis là aujourd'hui aussi
Toulouse c'est foutu aussi.
Comme déjà dit, c'est FORT EN CHOCOLAT.
Ils ne veulent pas des orthophonistes, ils veulent des génies en Culture générale, en résumé, en synthèse. Et j'aimerais qu'on m'explique ce qe ça peut bien avoir à faire avec l'idée de soigner des gens. Si vous saviez comme je suis en colère, en colère contre cette façon stupide d'organiser des concours stupides, avec des notations stupides dans des conditions stupides, pour ne faire passer que des bêtes à concours et laisser derrière des filles motivées. Bien sûr tout le monde ne peut pas être pris, mais qu'on nous sélectionne au moins sur de VRAIES choses en lien avec la profession. Quelle mascarade ridicule.
Je suis très en colère et en train de m'interroger sur la suite.
M'enfin...
Et non, Plume, la photo de l'article précédent n'est pas prise chez moi (j'aimerais bien =) )
Merci pour tous vos petits mots, qui sont très agréables quand il y a des moments difficiles ou un peu nébuleux.
Je vais écrire, promis, déjà parce qu'il va bien falloir que je finisse ma couture et puis j'ai des choses à cuisiner pour dimanche, si c'est jolis je prendrais en photo (cupcakes à la gelée de coing, mini carrot cakes et scones à la pomme).
Et puis je réfléchis à partir, l'année prochaine, et qui sait rencontrer le grand métis afro-américain de mes rêves, d'ailleurs, si vous lisez la note d'Amy, ici, vous aurez une idée de mes réfléxions du moment.
Je vous embrasse!
lundi, 08 juin 2009
Nouvelle du jour
21:18 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
samedi, 06 juin 2009
D-Day.
On est le 6 juin, j'avais envie de vous écrire une note, sur mon boulot fatigant mais important pour me remettre le pied à l'étrier, mais j'ai un peu de mal.
Ça fait 65 ans.
Ce n'est pas pour rien que j'ai choisi l'Histoire comme étude en premier lieu, ça me colle à la peau, l'Histoire. J'aime ça. Je ne vis pas dans le passé, mais je n'aime pas oublier. Et pour moi, pour ma famille, oncles, tantes, parents, pour mon Grand-Père, le 6 juin c'est une date particulière, le début de la fin d'une période sombre, le jour qui a précédé la libération des camps, la libération de Buchenwald, et donc de mon Grand-Père. C'est la première fois qu'on commémore ça, sans se dire qu'à Orléans il doit être ému, lui qui a vécu tout ça de très près. Ça fait drôle de ne pas pouvoir téléphoner, même si les mots lui auraient probablement manqué. Lui qui a vu les américains libérer le camp où il survivait, il est parti, tranquille et libéré de ses terreurs.
Le Jour J c'est le début de la chute du nazisme, de cette idéologie ignoble et obscure qui voulait dominer. La chute de ces machines à mort, la fin de la survie, le début de la reconstruction.
J'ai parfois peur que les générations futures oublient, je vois déjà certaines personnes de mon âge qui traitent ce sujet avec désinvolture, comme si ça ne comptait pas. Et ça m'est insupportable d'entendre ces blagues mauvaises sur les camps. Ils ne savent donc pas? Ou bien, ils ne veulent pas savoir.
Si les Américains, Canadiens, Anglais, n'étaient pas venus, c'est bien plus que la liberté que je n'aurais pas connu, c'est la vie. Il avait mon âge, presque 22 ans, quand il a été enfermé, exploité, humilié.
Certains appellent ça du sentimentalisme, j'appelle ça la reconnaissance et le devoir de mémoire.
Au Canada ils disent aux jeunes qu'il faut reprendre le flambeau des mains tremblantes de nos pères pour le porter toujours aussi haut.
C'est ce que je veux essayer de faire, au nom de ceux qui sont morts, qui ont survécu, pour mon Grand-Père, pour son frère aîné qui n'a pas eu la chance de voir la libération, qui a payé très cher sa résistance.
Vous devez me trouver ennuyeuse avec mon envie de me souvenir, mon attachement à cette période. Mais j'y suis directement liée, comme tous les Français, Américains, Canadiens, Anglais, Allemands, etc... personnellement liée. Comme a dit ma maman, ces gens sont morts pour qu'on soit libres aujourd'hui, et que les autres soient libérés, hier.
Promis j'écrirais plus tard, un truc plus gai, plus futile, plus léger.
Bonne journée!!
14:35 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
lundi, 01 juin 2009
Suite d'un week-end chargé
Je suis enfin allée au mariage tant attendu, j'y ai retrouvé ma famille, au complet (ou presque), et mes cousines, et cousins, tous... à la limite de la normalité (enfin je devrais même dire hors normalité). Entre mon frère de 31 ans, qui danse comme un dingue, en jouant les idiots, suivi du frère de la mariée qui se blotti sur les genoux dudit grand frère en mimant un bébé (le frère a 25 ans haha), mon cousin qui a une coiffure qui ressemble à celle de Raël le gourou, ma cousine et moi qui faisons des "figures de pieds" (des pas de danses créés par nos soins, et on leur donne des noms en plus), ma cousine photographe en herbe, et l'autre qui a les pieds qui frétillent au moindre son de musique... ah et bien sûr, "la petite dernière"(en fait qui fait partie des petits derniers, la VRAIE petite dernière ayant 5 ans) qui a fait gentiment remarquer à sa soeur (ma compagne de pas de danse) que son nounours n'a pas de sexe (elle a 11 ans, mais elle est bourrée d'humour et de folie... comme tous!), j'étais bien encadrée! Nous avons dansé comme des fous, à commencer par les slows... toutes donc clouées sur nos chaises, puis on s'est mises deux par deux. Ma cousine (toujours compagne de pas de danse) jouait le rôle de l'homme, torse bombé et mèche de cheveux entre le nez et la bouche, je jouait la femme, en papillonant, et en me baissant (on a pas mal de centimètres d'écarts, et je revendiquais mon droit à ne pas jouer l'homme à cause de ma taille^^) on était mortes de rire, tellement on était ridicule, mais c'était drôle!
Toutes, Tous sur notre 31, tous de bonne humeur, et plusieurs heures de danse... sur les danses espagnoles on avait l'air de vraies quiches à côté des VRAIS espagnols (la famille du marié) qui dansaient... mais pas de complexe, tout le monde y est allé de son petit pas langoureux!
J'avais donc ma robe à pois, et une nouvelle coiffure, bouclée pour l'occasion, je vous mets des photos, quand même!
ma robe:
(glace sale, mais bon, c'était juste avant de partir, pas le temps de nettoyer!)
ma coiffure:
et puis je vous mets celle-ci, qui est de ma cousine, photographe en herbe, que j'aime bien, même si j'ai l'air triste, parce qu'on dirait que je ne suis pas en 2009 (dixit ladite cousine)
Bref une journée réussie, un lendemain tranquille à Marseille chez ma marraine (et mère de la mariée) avec certains qui étaient restés sur place.
Et ce matin, je suis partie, vers 8h30, avec mes parents, mon oncle et ma tante, et mes cousins (en fait ce sont les cousins de ma mère, et je les considère comme un oncle et une tante) pour marcher vers Frigolet, une très jolie abbaye de "chez nous". On a marché 5h30, je suis "éclatée" (pardon pour le langage familier), j'ai eu chaud, j'ai eu le souffle court, mais c'était très beau, la vue était superbe et on a bien plaisanté (ce qui ne surprend pas ceux qui les connaissent). Et puis ça m'a vidé la tête, et mise en jambe pour la reprise du boulot demain. Je risque donc de moins écrire souvent, étant donné que je vais travailler de 9h à 18h tous les jours, faire de la manutention, porter des cartons, préparer mes motivations tout en bossant, dans ma tête... pour un éventuel oral. Je suis quand même contente, je connais tout le monde là-bas et je préssens les débats inutiles qui vont avoir lieu. Mais je suis satisfaite de sortir enfin de chez moi, même si ces temps à part m'ont pas mal apporté (mais surtout étaient obligatoires pour ma "santé" si on peut dire), je me sens prête à retourner dans le "vrai monde", avec de vrais gens, et de sales caractères que j'apprécie malgré tout, et puis un cousin et une cousine pour passer les temps de pause à rire. (je travaille dans une boîte tenue par des cousins de ma mère, et l'été tous les cousins de mon âge se bousculent pour être embauchés là).
Enfin, j'espère que vous avez passé un bon week-end de Pentecôte, je vous dis à très vite,
Bisouss
Crédit photo- Marine D.
Clotilde






















































