samedi, 06 juin 2009
D-Day.
On est le 6 juin, j'avais envie de vous écrire une note, sur mon boulot fatigant mais important pour me remettre le pied à l'étrier, mais j'ai un peu de mal.
Ça fait 65 ans.
Ce n'est pas pour rien que j'ai choisi l'Histoire comme étude en premier lieu, ça me colle à la peau, l'Histoire. J'aime ça. Je ne vis pas dans le passé, mais je n'aime pas oublier. Et pour moi, pour ma famille, oncles, tantes, parents, pour mon Grand-Père, le 6 juin c'est une date particulière, le début de la fin d'une période sombre, le jour qui a précédé la libération des camps, la libération de Buchenwald, et donc de mon Grand-Père. C'est la première fois qu'on commémore ça, sans se dire qu'à Orléans il doit être ému, lui qui a vécu tout ça de très près. Ça fait drôle de ne pas pouvoir téléphoner, même si les mots lui auraient probablement manqué. Lui qui a vu les américains libérer le camp où il survivait, il est parti, tranquille et libéré de ses terreurs.
Le Jour J c'est le début de la chute du nazisme, de cette idéologie ignoble et obscure qui voulait dominer. La chute de ces machines à mort, la fin de la survie, le début de la reconstruction.
J'ai parfois peur que les générations futures oublient, je vois déjà certaines personnes de mon âge qui traitent ce sujet avec désinvolture, comme si ça ne comptait pas. Et ça m'est insupportable d'entendre ces blagues mauvaises sur les camps. Ils ne savent donc pas? Ou bien, ils ne veulent pas savoir.
Si les Américains, Canadiens, Anglais, n'étaient pas venus, c'est bien plus que la liberté que je n'aurais pas connu, c'est la vie. Il avait mon âge, presque 22 ans, quand il a été enfermé, exploité, humilié.
Certains appellent ça du sentimentalisme, j'appelle ça la reconnaissance et le devoir de mémoire.
Au Canada ils disent aux jeunes qu'il faut reprendre le flambeau des mains tremblantes de nos pères pour le porter toujours aussi haut.
C'est ce que je veux essayer de faire, au nom de ceux qui sont morts, qui ont survécu, pour mon Grand-Père, pour son frère aîné qui n'a pas eu la chance de voir la libération, qui a payé très cher sa résistance.
Vous devez me trouver ennuyeuse avec mon envie de me souvenir, mon attachement à cette période. Mais j'y suis directement liée, comme tous les Français, Américains, Canadiens, Anglais, Allemands, etc... personnellement liée. Comme a dit ma maman, ces gens sont morts pour qu'on soit libres aujourd'hui, et que les autres soient libérés, hier.
Promis j'écrirais plus tard, un truc plus gai, plus futile, plus léger.
Bonne journée!!
14:35 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
































Commentaires
Plein de bisous!
Ecrit par : QueenC | samedi, 06 juin 2009
Répondre à ce commentaireIl n'y a pas que les notes futiles qui intéressent, sinon, nous serions tous des autruches, la tête plantée (et planquée!) 20 pieds sous terre!
Il ne faut pas oublier.
Ton beau-frère aussi souhaitait "commémorer" ce jour, à sa façon : il regarde un film sur ce sujet.
Continue donc à écrire du léger ET du plus grave, on a besoin des deux et de tout ce qu'il y a au milieu!
Gros bisous*
Delph**
Ecrit par : Delph | samedi, 06 juin 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Elwind | samedi, 06 juin 2009
Répondre à ce commentaireEcrit par : Rory | lundi, 08 juin 2009
Répondre à ce commentaireTu devrais pas avoir à te justifier de te remémorer les faits du passé qui nous ont menées jusque ici.
Ce sont ceux qui n'ont aucune sagesse car insouciants du passé comme du présent qui devraient avoir à se justifier.
Vu les élections européennes les pays qui ont été défendus par toutes ces vies risquent de disparaitre au profit d'une sorte de superpuissance centralisée (remplacement des états par des régions) dénudée de tout sens moral.
http://www.youtube.com/watch?v=23xjdcR3Sis
Le partis européens majoritaires en place depuis le début veulent voir disparaitre les états membres.
Ecrit par : Philip | lundi, 08 juin 2009
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