lundi, 25 mai 2009
Viva la vida!
Premier jour de baignade, probablement. Il fait chaud, ça laisse penser que les mois de juin, juillet et août vont être... durs à vivre d'un point de vue caniculaire. Notre modeste piscine montée sera d'un grand secours je sens! Je vais donc sûrement en profiter cet après-midi pendant une pause. C'est ma dernière semaine pour préparer un éventuel oral à Toulouse ou Montpellier, puisque mardi prochain... je commence mon job d'été, jusqu'en juillet... en fait je m'étais habituée à vivre à mon rythme, gérer mes journées, je sens que le retour à une vie "normale" va être difficile. Mais peut-être pas, puisqu'en ce moment je me surprend un peu! Ceci dit j'apprécie aussi l'idée de sortir de chez moi, retrouver certaines personnes insupportables avec lesquelles je me dispute sur des sujets vus et revus (racisme, politique, prison et autres), mais personnes que j'apprécie quand même beaucoup, au moins autant que ce qu'elles m'énervent!
Donc aujourd'hui j'ai préparé une petite salade verte avec des tomates coeur de boeuf (les meilleures à mon humble avis^^) avec des tonnes de basilic -parce que le basilic est probablement l'herbe que je pourrais mettre absolument partout. En fait le duo basilic et huile d'olive résume, pour moi, le sud, le printemps et l'été. Il y a cette odeur, qu'on croirait sortie d'un roman de Pagnol, des Lettres de Daudet, d'un après-midi en famille, entre amis, à l'ombre des platanes. J'aime autant l'été que ce qu'il me fait souffrir. C'est comme l'hiver. Je déteste le mistral cinglant qui nous frigorifie, mais pourtant s'il n'était pas là, je ne serais pas vraiment chez moi. L'été et ses chaleurs étouffantes, sans vent rafraîchissement m'agace tout autant que j'apprécie. J'en arrive même à apprécier le soleil aveuglant, l'herve sèche, l'envie de se ballader sans rien sur le dos tant le moindre bout de tissu vous tient chaud. Le chant des cigales qu'on oublie à la longue, et qu'on remarque une fois qu'elles se sont tues. Tout ça dans du basilic et de l'huile d'olive. J'ai donc préparé cette salade pour deux, puisque ma maman part à l'aventure cette année, et que pour aujourd'hui elle était en randonnée dans les calanques de Cassis... je la plains! Il doit faire une chaleur atroce, et j'imagine qu'elle va rentrer, bronzée certes, mais claquée...
Samedi j'ai acheté du tissu, noir à pois blanc, pour me faire une robe... Bonjour la galère!!! Le patron était dit "Couture facile"... mais pour moi, débutante, c'est déjà difficile! Si elle est montrable je la prendrais en photo pour la mettre ici!
Sinon samedi, le mariage de ma cousine, avec une robe à pois (changement de programme... je mettrais mon autre robe une autre fois), les cheveux un peu bouclés peut-être (grâce au fer à friser que Mary m'a gentiment prêté). Si le tout est pas trop mal je vous montrerai!

Sinon, un week-end (lequel, ça nous ne le savons pas encore), nous allons nous faire bichonner les cheveux, comme l'a déjà dit ma chère future Rousse, pour moi ce sera une coupe, mais je compte pas mal sur la coiffeuse pour m'aiguiller. Ce sera ma première visite dans un vrai salon de coiffure... ce sont des amis de mon frère qui nous ont toujours coiffés à domicile des prix avantageux, mais là... j'ai bien envie de tenter l'expérience du shampooing par quelqu'un d'autre!

Je cherche aussi ce que je pourrais faire si jamais je ne décroche pas ce fichu concours. Parce qu'on a beau dire, m'encourager (j'apprécie!), je n'écarte pas cette possibilité, et je ne veux pas me retrouver le bec dans l'eau... donc je fouille un peu dans ma tête ce qui me plairait.

EDIT: Je viens de tomber sur le site d'Orthophonistes Du Monde et ils ont une mission au Vietnam, concernant la surdité... si jamais j'ai ce concours, je pense que j'irais faire un tour par là-bas! C'est beau, vert, étranger, et ça concerne en plus le handicap qui me "plairait" le plus de traiter (avec l'Aphasie, mais pour celui-ci le mieux est d'aller travailler à Berck, où il y a un centre spécialisé dans l'aphasie). Bref... même si je réfléchis... je veux ce métier.

J'ai lu un livre qui s'appelle Spirit Lake de Sylvie Brien, sur un jeune ukrainien austro-hongrois qui est enfermé dans un camp au Canada en 1914. En effet les ressortissants Allemands, Ukrainiens, Autrichiens etc... étaient alors considérés comme des ennemis, du moment qu'ils n'étaient pas naturalisés Canadiens... J'ai donc découvert ces camps. Et j'ai compris que c'était une façon de faire récurrente. Les Canadiens, les Français qui ont parqué les Espagnols qui fuyaient Franco (bah oui sait-on jamais, des familles pleines de gosses affamés et malades, ça peut faire de dangereux envahisseurs), les Américains qui ont fait la même chose avec les Japonais après Pearl Harbor... mais on en parle si peu. Des pays comme les nôtres n'en tirent aucune gloire, et donc aucun profit à reconnaître ces horribles erreurs. Parce que de loin, ça ressemble à des camps de concentration. (Je dis bien de loin, je ne compare pas ça et les conséquences de l'idéologie nazie). Parlons-en des nazis. Il y a quelques semaines les néo-nazis manifestaient en Allemagne, ils voulaient plus de voix, plus de place au gouvernement... Et ils n'ont évidemment aucune honte à manifester près d'un quartier d'immigrés. Et voir ça, m'a mis dans une colère assez... profonde je dirais.
Enfin... Pour l'instant c'est tout!
Je vous embrasse!!
mardi, 19 mai 2009
Results mais pas que
Hier à 16h je suis allée sur le site de la fac de Lyon. Et le Parc de la Tête d'Or ne sera pas le théâtre de mes aventures. C'est un peu dur à avaler, mais je le prends avec plus de philosophie que l'année passée.
Evidemment je suis déçue, ce serait hypocrite de dire non. Si je passe ce concours c'est pour le réussir, si je passe Lyon c'est pour aller à Lyon. Mais je n'y irai pas. Et au fond j'ai d'autres chances: Montpellier et Toulouse en mai, et puis Lille en septembre. Alors, mon premier choix c'était Lyon, oui, mais je n'ai pas été sélectionnée. Comme disait ma cousine ce sont de faux échecs: nous sommes 2700 à être recalés... ça ne nous dit pas que nous sommes mauvais, mais que nous n'avons pas été assez bons, pas eu assez de chance, tout bêtement. Et puis ce qui compte, même si la ville importe, c'est de pouvoir être orthophoniste. Mais si je ne l'étais pas, si je ratais tout... je trouverai autre chose. Je suis adepte du "ça ira mieux demain" et de l'optimisme pour passer les épreuves, donc, je le dis, si ce n'est pas ça, ce sera autre chose. Mais je m'autorise la déception et le fait d'accuser le coup.
Comme dit Maria dans la Mélodie du Bonheur (film de mon enfance) "Quand Dieu ferme une porte il ouvre une fenêtre". J'espère que ce sera juste une superbe baie vitrée!
Sinon, pour compenser tout ça, je me lance dans un ou deux projets de couture (avec la contribution de Rory et Pomme, rendons à César ce qui lui appartient!), et demain, je vais peut-être aller au cinéma avec Petit Frère, puis au Bowling avec P.Frère, Grande Soeur et ma Nièce au bowling (Sibylle restera bien sûr à nous regarder, vu qu'elle est plus légère que les boules...), puis dîner chez ma Soeur et mon Beau-Frère, puis dodo là-bas, et enfin retour à la maison le lendemain.
D'ailleurs ce que j'apprécie dans le fait de rater ce concour (toujours voir le verre à moitié plein) c'est d'être allée voir Osteen, Mary et Maman de Mary, quelques minutes, pas grand chose, juste pour avoir le sourire et découvrir la boule de poil(et ça marche!), avoir passé l'après-midi chez Mamie, avec Maman, à faire un scrabble... et AVOIR GAGNE! (j'étale ma victoire, parce que vaincre ma grand-mère est quasiment impossible!)(j'ai fait deux scrabbles, c'est la grande classe pour moi, débutante), voir donc ma soeur demain, avoir reçu des textos plus que adorables de la part de gens divers (entre Zou), avoir eu Cousine Sabine au téléphone, avec Sophie aussi (sa soeur), avoir ri, bref, avoir senti que oui j'ai raté une partie de mon rêve (mais juste une partie), mais que j'ai des gens supers autour pour passer à autre chose. Je l'ai toujours su, mais parfois c'est plus palpable, parce qu'ils déploient leurs air-bags pour amortir vos chocs. Et j'aime aussi essayer d'être l'Air-bag des autres.
Et enfin, j'ai demandé à mes parents un DVD pour mon concours (échec ou réussite whatever), d'un film de Bollywood. Tout le monde n'aime pas, moi j'aime beaucoup, mais pas tous les jours, à doses raisonnables. Il s'intitule donc Jodhaa Akbar
Donc voici le résumé:
Au XVIème siècle, l'Inde est dominée par la dynastie des empereurs musulmans moghols. Le dernier héritier, Jalaluddin Muhammad, un farouche guerrier, multiplie les batailles pour agrandir le territoire de l'empire. Afin d'unifier tout l'Hindoustan, il consent à épouser Jodhaa, une princesse Rajpoute hindoue. Mais une fois mariés, celle-ci demeure distante avec Jalaluddin, refusant d'être la victime d'une alliance politique...
J'ai aimé cette histoire pas gagnée d'avance, de deux personnes différentes: un empereur musulman, une princesse Rajput Hindoue. Les deux ont une personnalité installée, mais jamais à l'excès. Lui est pour moi, un homme un vrai. Il a un désir profond de vérité, une envie d'être un empereur juste et bon tout en gardant une autorité forte. Il sait laisser du terrain à l'adversaire. Et il est musclé honnête, et il a de beaux yeux verts. Elle s'affirme face à cet empereur tout en outrepassant jamais la limite du respect de l'autre. Elle a du caractère et de l'intelligence, de la force et de la douceur. Et elle est très belle (c'est Aishwarya Rai aussi).
C'est un film de Bollywood mais sans le trop-plein de dialogues chantés, sans les scènes interminables de danse (que j'aime pourtant dans Devdas par exemple), avec un jeu assez sobre, des décors superbes, mais quand même le côté cliché et bonbon du cinéma de Bollywood. Honnêtement c'est très beau.
Ce qui m'a beaucoup frappé aussi c'est la capacité du réalisateur à faire une scène où le spectateur ressent toute la tension et l'attirance de deux personnes, tout en ayant des acteurs... tout habillés, debouts et éloignés l'un de l'autre. Ça prouve qu'une scène de sexe n'est pas forcément essentielle. On dira peut-être que je suis prude, mais c'est simplement que dans certains films trop insistants je me sens voyeuse. Je ne trouve pas que ça apporte forcément beaucoup au film (voire rien) et puis bon... je sais comment on fait les bébés, pas besoin d'un cours vidéo merci=)
Donc je vais le demander, l'avoir sûrement, et probablement en faire un de mes films favoris. Et Jalaluddin est probablement un énième homme de ma vie de fiction. D'ailleurs je découvre un acteur indien autre que Sharuk Kan, dont le jeu m'agace à la longue. Et Hrithik Roshan est très bon, à mon goût.(et le seul homme à qui j'autorise le port de la moustache^^)
Je vous laisse avec quelques extraits.
Vous n'êtes pas obligés de regarder, ni de trouver ça bien. Mais j'aime. Je ne vous ai pas mis la scène que je préfère, parce qu'elle gâcherait le fait que vous ne connaissez pas le film. Bref.
Et si vous me dîtes que c'est cliché/téléphoné, je vous dirais:
Je sais ^^
Bonne nuit/journée!!!
vendredi, 15 mai 2009
7 choses que vous ne savez pas (mais pas n'importe quoi... c'est pas Closer ici, haha)
J'ai été tagguée par Pomme... voilààààà!
1) Je suis d'une grande famille, bon ça certains le savent. J'ai 20 cousins du côté de ma mère, 19 oncles et tantes ("pièces rapportées" comprises), du côté de mon père nous sommes environ 220 descendants des parents de ma grand-mère parternelle(qui avait 13 frères et soeurs). Les réunions de cousins "germains" et "issus de germains" ça me connaît. La famille parfaite? Non, il y a des caractères bien trempés, des gens parfois pénibles (j'en suis), il y a déjà eu des disputes forcément, mais... j'ai gandi dans cette ambiance un peu particulière des réunions où vous ne connaissez pas les grandes personnes qui pourtant persistent à dire "oh mais que tu as grandi! La dernière fois que je t'ai vue tu étais haute comme ça" (accompagné d'un geste de la main montrant une hauteur d'environ 1m20). Je dirais que l'avantage que j'ai eu sur d'autres familles nombreuses que j'ai vue, c'est qu'on n'a jamais été fermés sur nous. J'ai toujours eu des amis qui n'étaient pas mes cousins/cousines, mes parents aussi, je n'étais pas dans une bulle familiale que rien ne venait perturber. Je sais que certaines personnes sont agacées par ce genre de famille, mais en fait j'adore avoir du monde! (bon pas toujours, j'aime aussi la solitude). Aujourd'hui il y a bon nombre de personnes que je ne vois jamais, mais ça ne change rien. Et j'ai même deux familles, celle que j'ai eu la chance d'avoir en naissant, et celle que je me suis construite. Plus petite certes, mais l'une et l'autre me sont importantes. Je pense que cette famille première a favorisé mon envie d'avoir pleins d'enfants à la maison, et pas que les miens!(j'ai envie d'avoir une maison ouverte aux jeunes et moins jeunes, où les gens se sentiront bien) Et la deuxième famille renforce cette envie.

2) J'avais un monde avec des souris à 10 ans. Ah non, ne me regardez pas comme ça, depuis petite je m'imaginais des histoires en pagaille. Un côté imaginatif, et j'aimais faire interférer la réalité dans mes rêves. Donc bien sûr dans mon monde avec les souris, j'étais la seule à avoir connaissance de leur civilisation avancée, la seule humaine à les aider. J'adorais ce monde un peu parallèle, comme un roman vivant, presque réel. Il y avait tout dans leur monde, j'avais même fabriqué des petites maisons, des lits, et des objets du quotidien.

3) Je voulais avoir un nez de cochon. Je trouvais ça magnifique. Et aujourd'hui je ris de cette lubie bizarre! J'en ai eu des lubies, mais celle-là était une de mes plus belles. Je trouvais ça so cute, je devais avoir des lunettes déformantes... Aujourd'hui je suis contente de n'avoir jamais touché à mon nez, sinon j'aurais dû faire ma Pénélope:

4)J'ai cassé un des toilettes du lycée, sans faire exprès (je ne dirais pas comment^^) mais ça m'a valu un de mes plus beau fou-rires là-bas. Je me souviens être sortie des toilettes en soufflant à mes copines "vite, on se casse". Et avoir vu le toilette condamné pour le reste de l'année... J'en ri encore!

5) J'ai des origines juives. Certaines personnes de ma famille ne comprennent pas pourquoi ça me tient tant à coeur. Mais c'est comme ça. Je sais que Mary comprend, étant donné qu'on a le même "pourcentage" de ce sang autre que français. C'est important pour moi, c'est comme ça, et à côté de ma petite croix en or, qui ne quitte jamais mon cou, j'attends une petite étoile de david. Je ne suis pas juive de religion, ni même de tradition. Mais ça compte. Et un jour j'aimerai aller là-bas, et en autriche.

6) Je me suis fait baptisée une semaine avant mes 18 ans. Chez les protestants c'est... complètement trempé qu'on ressort. Une de mes meilleures journées, parce que c'était une façon de choisir ce que je croyais. Et puis il y avait ce jour là bien des gens qui comptent pour moi (même si ma cousine n'avait pas pu être là). J'avais même eu droit à une chanson de la part de Mary et d'une copine. J'en ai la preuve audio!! j'ai les paroles encadrées (écrites par la maman de Mary).Trop de souvenirs! Je me souviens la tête de mes amis de fac quand je leur ai dit que j'étais baptisée depuis mes 17 ans, 11 mois et 21 jours, ils me regardaient comme une extraterrestre, et on en a bien ri ensemble. C'était pour moi une façon de dire que je ne choisissais pas une étiquette, une catégorie sociale ou une boîte dans laquelle me ranger, mais simplement je prenais une sorte d'engagement. Ça a parut dingue à ces amis, qui n'y connaissaient pas grand-chose, mais j'ai beaucoup apprécié leur respect.

7) J'ai fait une heure et demie de gym en club. Et c'est tout! Quand le prof m'avait vue, il m'avait dit tout de suite que la compétition ça ne serait pas pour moi: j'avais 13 ans, je n'avais jamais fait de gym, j'étais là pour apprendre justement, parce que j'aimais ça, que je voulais m'améliorer, et en gros il m'a dit que j'étais mauvaise-ce que je savais-. J'ai arrêté séance tenante, rejoint mon père et je n'ai jamais su faire la roue! J'aurais peut-être plus dû essayer la danse?

Bonne journée!!
mercredi, 13 mai 2009
Veni, Vedi et pas-mais-qui-sait-pourquoi-pas Vici
Je reviens après les épreuves de Toulouse, après un week-end fort en émotions. J'étais à un rassemblement de 4000 jeunes, ce que j'ai aimé le plus c'était la sensation d'être tous de la même famille sans qu'on se connaisse, être évidemment en compagnie de personnes que j'adore, qui me font rire, avec qui je peux parler sérieusement ou non, que je peux taquiner. Il n'y a pas vraiment de mot pour décrire les week-ends passés dans cette ambiance là, c'est simplement unique et revigorant.
Je suis allée et revenue de la ville rose, dont je n'ai rien vu, hormis l'hôtel F1, le Parc des Expos et la Garonne. Je n'avais pas trop de temps, j'étais stressée stressée stressée stressée.
Arrivée à l'hôtel, deux mauvaises surprises: la chambre non-fumeur réservée est en fait fumeur, et les sanitaires censés être dans la chambre, sont en fait un lavabo, et les douches/toilettes sont communs. Arrivée dans la douche une tonne de cheveux gît là. De quoi me faire vomir. (je déteste toucher les cheveux qui sont dans une douche et qui surtout ceux qui sont d'origine inconnue). Heureusement, pour compenser tout ça, ma chère cousine se trouvait dans le même hôtel pour son concours, qu'elle passait le jour de mon arrivée. Chose étonnant: on n'avait pas pensé à se demander où on dormait, alors même qu'on se raconte des tonnes de choses (pas toujours essentielles, mais souvent quand même). J'ai donc pu l'apercevoir une quinzaine de minutes.
Nous sommes allés pique-niquer (moi et mon père) dans un centre équestre dans la presque-campagne. Sur un tallus qui surplombait les cours: on a donc pu voir des élèves en pleine leçon, et surtout les chevaux. Agrémenté d'un petit vent, d'un paquet de cerise et des bruits des insectes nocturnes, j'avoisinais le bonheur parfait, si j'oubliais le concours du lendemain.
Le concours. Bien indiqué, on était 1323 pour une trentaine de place... autant dire un jeu de massacre. Donc nous étions toutes (et tous, faisons honneur aux quelques garçons téméraires) là, avec notre envie d'être orthophoniste, nous demandant à quelle sauce nous allions être mangé(e)s. Mangés, c'est le mot... une bonne réponse: +1 point, une mauvais -0,25point... et forcément il y avait beaucoup de réponses que je ne connaissais pas. De tous les concours c'est le plus dur à mon sens, celui duquel je n'ai pas pu sortir en disant "ça va, je m'en suis pas trop mal sortie, j'ai mes chances"... là je ne peux rien avancer, pas même un "j'ai bien aimé telle épreuve". En plus de ça j'étais épuisée par une nuit agitée (dûe à l'odeur de tabac dans la chambre, les bruits du périphérique, et des grenouilles qui coassaient perdues en pleine zone urbaine). Donc nous sommes repartis aussi sec vers notre cité papale, et, à mon grand regret, je m'étais endormie quand on est passés devant Carcassonne. J'aime passionément regarder les paysages en voiture, surtout ceux dont je sais qu'ils ont une histoire, et il me suffit d'une pancarte "Cité du Pays Cathare" pour m'envoyer loin en arrière, dans mes cours de fac, perdue entre les chevaliers, les hérétiques, les croisades, et les combats.
Je me dis parfois que j'ai vraiment envie d'être orthophoniste pour avoir arrêté une filière qui me plaisait tellement. Je ne lis pas tellement d'ouvrages historiques, mais j'adorais vivre l'histoire avec mes profs passionnés. Il y en avait un, avec un faux air de Hugh Grant (ce qui ne gâchait rien), passionné des orteils à la pointe des cheveux. Il vivait avec Napoléon I et III, il brûlait de passion pour la Restauration, les cents jours, la Monarchie de Juillet, et sa phrase "Napoléon n'avait jamais été plus visible que depuis son île de Sainte Hélène". Ah ce professeur. Et l'histoire. Je tiens ça de mes deux grands pères peut-être!
Enfin voilà pour ma dernière journée d'écrits, j'ai mes résultats pour l'admissibilité de Lyon (savoir si je vais à l'oral ou non) mardi prochain...
Et je me dis que j'ai de plus en plus envie de travailler avec les enfants et les adultes sourds. Apprendre à signer, leur apprendre à oraliser, rentrer dans ce monde, si bien décrit dans Le Cri de la Mouette d'Emmanuelle Laborie. J'ai vraiment envie... mais j'ai envie de travailler avec trop de gens différents =)
Je m'en vais préparer quelques tags, à très vite!!!
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mercredi, 06 mai 2009
Vrac again
"Un bombardement a mal tourné, 30 civils sont morts". Entendu ce matin (ou hier matin si vous le lisez demain) à la radio. Ah parce que... un bombardement tourne bien parfois? Quand on tue 50 soldats ennemis c'est une réussite, et quand on tue 30 civils c'est un drame? Personnellement, j'appelle ça un drame dans les deux cas. J'ai trouvé ça paradoxal, limite ironique. Mot mal choisi. Les bombardements tournent toujours mal... c'est leur essence même.
J'ai repassé mon concours (enfin une partie) de Montpellier, pour cause de pétition de filles très pénibles. Ma foi, ni pire ni mieux que la dernière fois. Je passe Toulouse dans une semaine (le 13), et le 19 j'ai les résultats de Lyon. Quand on me demande comment ça s'est passé... je ne sais pas trop quoi dire... On ne peut pas savoir, la concurrence est rude. Je ne vais pas m'étaler en vous disant combien c'est dur et tout et tout, que je suis une grande malheureuse. Non, je sais simplement que s'est joué mon avenir professionnel, comme pour tous. Que si je rate cette année, je devrais trouver autre chose, un pis-aller, et que, même si j'y pense, pour ne pas me retrouver le bec dans l'eau, le mot "impossible" n'est pas de mon vocabulaire quotidien. Parce que je n'aime pas me fermer une porte définitivement, j'aime savoir que j'aurais l'occasion, la possibilité d'essayer. J'espère simplement que si j'échoue, je saurais quoi faire, et que si je réussis je pourrai fêter ça dignement!
J'ai aussi déterrer un vieux rêve de petite fille... le violon. J'ai toujours aimé ça, comme le violoncelle. Une jeune femme que je connais m'a dit que je pourrai commencer maintenant, que ça prendrait plus de temps, mais que c'était faisable... à mettre dans ma "to-do list" de l'année prochaine: apprendre le violon, à côté de chercher un cours d'équitation dans mes moyens (si ça existe haha), ou bien faire un sport type tennis ou danse, faire de la cuisine, apprendre à coudre encore, sortir, m'amuser, et beaucoup d'autres choses plus importantes mais que je ne fiche pas sur une liste, parce qu'elles méritent plus qu'une trace sur un bout de papier.
J'ai lu Où on va Papa? de Jean-Louis Fournier. Cet auteur raconte la naissance de ses deux garçons, Mathieu et Thomas, tous deux atteints psychologiquement et physiquement d'un retard grave. Il raconte la charge que c'était et est encore. L'aîné, Mathieu, est mort à 13 ans, le second vit encore, une trentaine d'années maintenant. L'auteur raconte avec beaucoup de cynisme, de sincérité et d'amour aussi cette expérience. J'ai pensé que pour sa femme ce ne devait pas toujours être évident de vivre avec un grand cynique... Mais qui sait ce que j'aurais dit à sa place? Un enfant handicapé, comme il le dit lui même, on pense "c'est un accident". Un deuxième, c'est doublement plus dur. Il n'y va pas de main morte, il ne croit pas vraiment à la beauté de l'enfant, quel qu'il soit. Il expose aussi sa jalousie des parents d'enfants "comme les autres". Jaloux des progrès, des mots échangés, des réussites des enfants, de leur joli minois qui s'épanouit. Ces deux "accidents" semblent avoir terni son goût de la vie, son émerveillement devant la naissance et l'enfant fraîchement éclos. C'est dur, j'ai pleuré une page sur deux, ri aussi, et, forcément, espéré de tout mon coeur que cela ne m'arrive pas. Que faire quand on a un enfant qui restera un enfant, un qui continuera de répéter la même phrase, qui n'ira jamais à la fac, qui ne sortira jamais avec ses copains, ne nous fera pas sortir de nos gonds à cause de ses comportements stupides et irréfléchis? Que faire quand l'enfant n'a pas la capacité d'être insupportable de façon voulue, quand il ne peut qu'être un enfant à vie? Il y a tout à la fois l'amour et le refus de ses deux garçons qui ne connaîtront pas Bach, Voltaire, Molière, Burton, Monnet, Brassens et les autres. On le plaint et on l'admire, on est choqué et on comprend, on accepte et on refuse. Et on sait bien, qu'avec tout notre bon coeur, l'enfant handicapé nous fait peur. Pas lui, mais son enfance éternelle. Et la responsabilité que les parents se rejettent l'un sur l'autre. A lire, oui, mais en sachant qu'on aura le coeur serré.
Oh et je ne vous ai pas dit. Mon année s'est déroulée en ermite en quelque sorte. Alors un petit événement est important. Lundi j'ai vu un garçon.
(Mais non, pas Paul Newman, sinon je ne serais pas en train d'écrire!)
Pas de ricanements au fond s'il vous plaît! Je sais à quoi ressemble un garçon, et le regard que ça a parfois, je ne suis pas Carmélite!
Mais, Maman et moi étions perdues dans la ville de Montpellier à la recherche d'un certain "Palais universitaire des sports". Après avoir demandé notre chemin à trois personnes nous étions encore perdues (mauvaise indication et mauvaise compréhension). Maman m'a donc demandé de m'adresser au passant qui arrivait. Un garçon. OH MY GODNESS, ça fait 100 ans que je n'en avais pas vu un qui ne soit ni mon père, mes frères, mes oncles ou mes cousins.
Bref, je lui demande, et le jeune homme était bronzé tel le pain d'épice, les yeux pétillants, la chemise décontractée, la démarche détendue et le sourire gentil, ni trop enthousiaste ni pas assez. Ça s'arrête là bien entendu, je ne lui ai pas demandé son numéro, ni son nom ni même ses papiers, ce n'est pas mon genre. Je suis plutôt "réaction intériorisée". D'ailleurs je n'ai rien dit jusqu'à ce que Maman, après quelques minutes de silence, dise "il était charmant ce jeune homme", et moi d'acquiescer.
(ni même Marlon...)
Ne boudons pas notre plaisir, il a sauvé ma journée du stress total. Merci étranger, continuer à marcher sur les trottoirs pour aider les mères et filles perdues dans les villes trop grandes, d'un air un peu trop bronzé pour être sérieux
Je vous embrasse!
PS: je vous laisse avec un extrait d'un de mes films préférés, parce que je m'imagine très bien, voguant avec eux, toutes voiles dehors, l'air du large et le reste:
















































