dimanche, 18 janvier 2009

Passage

Photobucket

 

J'ai appris hier qu'une de mes amies avait voulu en finir. En finir avec ses 20 ans, sa maladie et une vie qui la fait souffrir.

J'ai appris qu'elle, qui était si gaie, qui riait tout le temps, elle qui a été rattrapée par une maladie bien traître et sournoise, était arrivée au bout du rouleau. Elle ne m'en a rien dit, elle ne m'a jamais parlé, jamais montré qu'elle allait mal. J'ai essayé de la faire parler, de l'inciter à se confier. Elle l'a fait par petites touches. Trop petites.

Je n'aurais pas pu faire grand chose, je n'étais même pas là. 

Je ne sais même pas pourquoi je l'écris là. 

J'avais besoin peut-être de le voir noir sur blanc. 

Mais je réalise soudain, que son geste n'a pas réussi. Et qu'elle est toujours en vie. Que j'ai encore du temps pour être toujours son amie, et peut-être l'aider à retrouver l'envie de vivre et d'espérer.

C'est étrange comme lorsque les gens qu'on aime sont (ou se mettent) en danger, on souffre avec eux. 

Etrange aussi comme la peine causée à une amie, peut nous atteindre et réveiller en nous un coeur de louve comme dirait ma chère maman, une envie de mordre ceux qui ont blessé. J'ai toujours eu ces réactions vis à vis des gens que j'aime, de cette famille qu'on se compose. Il ne faut pas y toucher. 

Je n'ai pas grand chose à donner, à part une épaule, l'écoute. Et puis aussi les rires, pour égayer les journées.

 

 

Je vous embrasse.

 

Commentaires

Je ne sais que dire...

Gros bisous ;)

Ecrit par : Lau' | dimanche, 18 janvier 2009

Répondre à ce commentaire

De tout coeur (meme si il est un peu en miettes aussi...) avec toi et elle !

gros bidoux

Ecrit par : Mary | dimanche, 18 janvier 2009

Répondre à ce commentaire

Une épaule, une oreille, de l'affection, des rires.
Ca paraît peu, mais je suis certaine que c'est (en partie) ce dont peuvent manquer des personnes comme elle.
Rester là, fidèle, c'est important.

Même si tout ne peut pas s'expliquer, même si tout ne peut pas être confié, même si tous les mots du monde ne suffisent pas toujours à exprimer sa souffrance intérieure, ce mal-être qui fait que l'on espère la fin... sa fin.

Reste près d'elle, comme tu l'as toujours fait.
De toute façon, la réalité est là : ce n'est pas cela qui la guérira.
Mais être entourée par l'affection des autres, être soutenue, cela, ça fait partie des choses qui peuvent empêcher son geste de se reproduire.

Courage***

Ecrit par : delph | lundi, 19 janvier 2009

Répondre à ce commentaire

Ton amie a besoin d'une présence, pas forcément de mots mais des sourires, des choses qu'elle aime même si au début, elle ne regarde pas forcément le film, un magazine people qui fait rire, un bon livre même si elle n'a pas envie de lire, un chocolat chaud et ton épaule.

Tu dois être une amie géniale, crois-moi !

De la part d'une autre" louve".
Bises

Ecrit par : Shopgirl | lundi, 19 janvier 2009

Répondre à ce commentaire

Je plussoie Shopgirl et confirme : TU ES UN AMIE GENIALE ! parfois on s'en rend pas compte de suite mais aujord'hui crois moi je peux te le certifié tu es une super amie...et ta presence est un grand reconfort...c'est du vecu...

bidoux mon amie !

Ecrit par : Mary | lundi, 19 janvier 2009

Répondre à ce commentaire

J'ai vécu avec ma sœur le cas où la personne proche de nous y est arrivé...
au moins tu aura une nouvelle chance d'être là.
J'ai connu même plusieurs personnes de loin mais je n'ai jamais eu la chance qu'ils se ratent.
C'est une chance! Il y a de l'espoir, prends courage! :)

Ecrit par : qq12cyan | lundi, 19 janvier 2009

Répondre à ce commentaire

Tu es une amie formidable... J'espère qu'elle reprendra doucement mais sûrement l'envie de vivre et de se battre. Plein de bisous

Ecrit par : Mam'zelle Poupée | lundi, 19 janvier 2009

Répondre à ce commentaire

Si tu savais à quel point je sais ce que tu as ressenti ...
Tu es une personne formidable et tu sauras trouver les mots.

Ecrit par : Miss Babooshka | lundi, 19 janvier 2009

Répondre à ce commentaire

Je comprends un peu ce que tu ressens, en étant plutôt du côté de ton amie. Je ne suis pas malade, mais ce que je traverse est particulièrement dur. Et je plussoie ce qu'on a dit plus haut : des paroles ne sont pas toujours utile, une simple présence aide beaucoup !
Si sa maladie peut être guérie, alors sois présente... cela devrait lui donner de la force...
mais insiste en disant que tu as besoin de l'aider : lorsqu'on souffre, on s'en veut beaucoup de la souffrance que cela impose aux autres, on a besoin d'être rassuré sur le fait que se confier aide aussi la personne qui nous aide... rassure-la pour éviter qu'elle ne culpabilise sur ta souffrance, et qu'elle ne la porte à son tour !

Ecrit par : Elizabeth | mercredi, 21 janvier 2009

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire