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jeudi, 17 juillet 2008
On dirait que
On dirait qu'on se serait rencontrés dans un train, ou même une gare.
Comment ça trop cliché?
Tu préfères une station essence ou un tripot? Dis-le tout de suite!
Non je ne m'énerve pas, je m'exprime! Mais ne crie pas comme ça! pas la peine de se disputer avant même que tout commence... Soyons raisonnables.
Commençons.
Tu serais étranger. Ou bien moi?
Allez, j'aurais quitté la France pour quelques mois, et en venant m'inscrire pour des cours, je t'aurais aperçu.
Je ne sais pas encore si tu es noir, blanc, métisse, asiatique, mais au fond peu importe, je te trouve beau.
Tu jouerais au basket.
Pourquoi?
Mais parce que j'aime ce sport, et qu'il faut être plutôt grand, et comme j'aime les grands, tu jouerais au basket.
Ne commence pas à m'échauffer.
Comment tu t'appelles?
Un nom pas comme les autres, ou alors un diminutif, bref, quelque chose qui sortirait de l'ordinaire.
On se serait retrouvés en classe ensemble, et tout aurait commencé par un prêt de gomme, ou un truc du genre. Les techniques qu'on utilise à 14 ans comme à 34 ans quand c'est le seul moyen.
S'en serait suivi un café au coin de la rue, pas de chichis, pas de formules toutes faites, pas de trop trop, qui briseraient tout le charme.
Je sais déjà que j'enverrais deux ou trois plaisanteries, et par politesse, de bon coeur ou nerveusement, tu rirais.
Un sucre ou deux dans ton café, un thé vert, dans une petite tasse pour moi.
Ce serait l'hiver, j'aurais mon bonnet rouge, mon énorme écharpe blanche, un manteau à gros boutons, une robe noire, et des bottes plates.
Tu porterais un jean, une paire de baskets toutes bêtes, un caban, comme celui de mon papa à ses 28 ans.
Il ferait froid, très froid, avec la neige qui menacerait de tomber.
Pourquoi?
tu m'agaces, j'aime la neige tout simplement, ses effets sur les arbres et les plantes, les traces de pattes de chien dedans, sa blancheur immaculée le matin, sa faculté à assourdir le moindre bruit, à rendre tout semblable à de l'ouate.
Alors il ferait un temps de neige.
Je crois que je t'aimerais un peu dès le début, et que tout grandirait à une folle allure. Tu serais mentionné dans mes mails, et rapidemment tu serais celui par qui je remplacerais tous les héros de comédies romantiques ou de mélodrames.
La suite, tout ce qui se contruira, on a encore le temps de l'écrire, mais le début du début, il fallait bien donner le ton.
Voilà qui est fait.
Après tout il faut garder des surprises et ne pas connaître à l'avance les écueils, sinon on n'obtiendrait rien, ni le bon, ni le mauvais.
Le début te convient?
Bien entendu rien n'est fixe, mais au moins on a une idée de départ.
Je n'ai pas d'idéal tu sais, je ne t'imagines pas déjà comme ceci ou comme cela, j'aurais trop peur de te manquer en me fixant un objectif trop précis.
Aragon a dit quelque chose comme "celui qui n'attend que l'absolu renonce par là au bonheur" ce ne sont pas les mots exacts, mais l'idée est là.
Tu n'as pas d'exigences à remplir, je ne fais qu'imaginer.
Tiens je te laisse le stylo, rature, corrige et modifie ce que tu souhaites.
Mais demande moi mon avis!


































