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mardi, 15 juillet 2008

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Pour la dix millième fois au moins, je m'excuse du manque de commentaire sur vos blogs et de réponse au vôtre sur le mien...

 (je vous laisse avec ABBA qui m'a accompagné tout le week-end et a fait danser les plus jeunes)

    

 

Vendredi soir je suis partie, avec mon frère, ma soeur et son mari, retrouver toute notre famille d'Orléans. Nous fêtions les 60 ans de mariage de mes grands-parents, un anniversaire impression, ils sont nos maillots jaunes du mariage solide, envers les épreuves, le temps et la maladie.  Notre maison de famille nous attendait, toujours là, depuis des décennies, blanche, avec son grand jardin, son puits, sa cloche. Toutes les chambres étaient prêtes, la cuisine et son aga s'étaient mises en route pour préparer quelques gâteaux, pour griller doucement nos tartines et faire fondre nos carrés de chocolat.

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Nous étions tous là du fils de ma cousine, de deux ans à ma grand-mère, 90 printemps. Pas un ne manquait, première réunion complète depuis deux ans et demi.  Du samedi matin au dimanche soir, nous étions ensemble,pour plaisanter, parler sérieusement, jouer au tennis, ou bien au football, pousser Louis, le petit dernier, sur son tricylcle, voir mon grand-frère de 30 ans jouer à la guerre avec les deux petits de 4 et 6 ans. L'ambiance était agréable, le soleil ne nous a pas oubliés. Le dimanche matin, nous avons dressé la table, décorer, arranger, pour que tout soit comme le souhaitait le patriarche. Tout a été parfait. Ils se sont donné la main, sont venus nous rejoindre sur la pelouse, pendant que nous les applaudissions, la larme à l'oeil. Ont suivi les bouquets de fleur, les photos de famille, groupés, mon père et sa troupe, puis chacune de ses soeurs et la sienne.

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J'ai passé un week-end comme je les aime. Mais la distance les rend rares, à mon grand regret. Beaucoup de rires et de tranquillité, le tout ponctué par le feu d'artifice (en avance d'un jour) de Saint Jean de La Ruelle, sur les bords de Loire. Puis une longue, très longue discussion avec ma cousine Sabine, que je n'avais pas vu depuis 7 mois. A propos de tout, et non pas de rien. Sur toutes ces choses qui tournent dans nos coeurs, ces questions, ces trop-plein, ces chagrins aussi, ou encore les espoirs que l'on nourrit depuis des années, depuis surtout le 31 décembre 2004, au jardin des Tuileries, en regardant le feu d'artifice Parisien. Tout ce qui traîne depuis trois ans ou passe trop vite, ce qui aussi est à point, seulement comme il faut.

J'étais bien là haut, avec cette famille là. Je ne voulais pas revenir, comme à chaque fois, mais cette fois-ci, c'était trop court, ce n'était pas le bon moment pour repartir, j'avais encore envie de traîner dans le jardin sur le relax de Mame, de regarder les cousins jouer au tennis, en pensant qu'un jour je toucherais une balle correctement. Pousser Louis, en lui faisant répéter "demi-tour!!" à sa façon (à savoir "emi tou!"), m'amuser avec Rémy, discuter avec ma grande cousine qui revenait d'Australie, les cousins, les tantes, les oncles, les grands-parents, et la cousine par excellence.

Je n'avais pas le choix, le travail m'appelait, on a repris l'autoroute, un peu lourdement. Comme à chaque fois on ne sait pas si notre grand-père sera toujours là lors de notre prochain voyage, comme à chaque fois il pleure, en nous voyant partir, en se demandant lui aussi, ce qui se passera. Comme à chaque fois, toutes les choses désagréables qu'il a pu dire s'efface devant son sens de l'humour toujours là, et son sourire qui apparaît encore de temps à autre. Un jour je réecrirais sur lui, peut-être bientôt, parce qu'il y a beaucoup à dire sur cet homme-là.

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Passez une bonne journée! 

 

 (ps: les photos sont de moi, c'est ladite maison)

 

PS: une petite vidéo, pour ma cousine justement. Une chanson qu'on adore mais qu'on chante faux.