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dimanche, 06 juillet 2008
Retrospective
Je suis assise sur un banc, un livre à la main, une capeline bien enfoncée sur le crâne. Je me demande encore ce que je fais là.
Il me semble que voilà trois ans que j'ai posé mon derrière sur ce morceau de bois, dans ce joli jardin public. Le paysage est agréable, le cadre plutôt calme, mais rien ne me satisfait. C'est comme si pour quitter l'adolescence, au lieu de prendre tout de suite l'autoroute, je m'étais dirigée vers la station service la plus proche. Au début j'ai pensé que ça ne durerait qu'un peu, ce temps étrange où j'avais l'impression d'avoir laissé bien plus en arrière que ce que je n'aurais dans l'avenir. Et ce moment s'est étendu, longuement, trois fois 365 jours, trop longuement. Je suis toujours assise, en me demandant quoi faire, quelle branche prendre, où aller. Peut-être bien que je m'envolerais, ailleurs, l'angleterre qui sait, pour respirer, pour vivre ce que j'attends. J'ai cru faire les bons choix, à chaque fois, j'ai cru aller dans la bonne direction. Sans même m'apercevoir que je ne bougeais pas. Je voudrais du changement, du nouveau, de l'inattendu, mais comme son nom l'indique... il ne peut pas se prévoir.
C'est toujours le même livre depuis trois ans, le même banc, le même chapeau, les mêmes rêves, mais plus la même fille. Il me semble que je ne suis plus tout à fait celle qui sourit éternellement, parce qu'elle est continuellement heureuse. Il y a eu quelques fissures, au fil des ans, qui m'ont clouée sur le banc.
Oh, mais il est joli mon banc, en bois, avec un dossier travaillé, il a pris ma forme et moi la sienne. Les gens qui passent pensent que je suis bien installée et heureuse, là où je suis. Il faut dire que j'en ai l'air. J'ai envie de prendre le frais, d'aller ailleurs, de voir autre chose, de savoir ce que c'est que construire sa vie, vraiment, sentir que ce qu'on fait est efficace, que l'on va quelque part. J'ai envie de laisser ce livre de mes bonheurs passés sur mon joli siège, lâcher la capeline élégante, poser mes bagages, et m'en aller, les mains dans les poches, pour trouver enfin une destination, des étapes, de quoi faire de ma vie ce que je veux qu'elle soit. L'habitude me rassurait plus jeune, aujourd'hui elle me desespère. Je veux pouvoir dire que je fais ceci, cela, que je suis satisfaite, je veux vivre ma jeunesse à ma manière, mais que cela m'épanouisse.
J'ai besoin de changer.
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Commentaires
Le changement ne tient qu'a toi...il est juste là entre le livre et ta capeline a toi de l'attraper et de l'envoyer ou bon te semble parce que ta vie c'est toi qui la construit et que tes pas te menent là où tu le veux...
"demain sera beau parce que demain ce sera encore a moi de le rendre comme je le souhaite..."
Ecrit par : Mary | dimanche, 06 juillet 2008
Je comprends ce besoin de changer, d'évoluer, de sentir les choses bouger, d'envoyer paître les habitudes ...
Parfois, on arrive à un point où le changement a besoin d'être considérable pour qu'on puisse se sentir libéré. Et partir, ça peut faire du bien, ça peut remettre les idées en place, ça peut recadrer, et puis ça permet de trier sur le volet les personnes qui comptent vraiment.
En tout cas, n'hésite pas à concrétiser tes envies de voyage, même si ça fout la trouille et que ce n'est pas facile de prendre la décision de partir, c'est maintenant que c'est encore possible qu'il faut le faire, sinon on repousse ce genre de projets toute une vie et on ne le fait jamais.
Sois à l'écoute de tes envies ...
Et à toi de voir ce que tu pourrais faire de mieux que d'attendre ! Peut-être que c'est en te levant de ton banc et en délaissant tes lectures que l'inattendu tant espéré arrivera ! ;)
Profite de cette remise en question pour provoquer le destin, et t'offrir la vie inattendue qui te fait tant envie ! :D
Gros Bisous miss !
Ecrit par : Laptitezoudesbois | dimanche, 06 juillet 2008
C'est très joliment écrit.
C'est dur de trouver sa voie, de prendre des risques. La peur du vide, la peur de l'échec.
Mais tu es encore si jeune, alors, je te conseille d'écouter tes envies. Pars si tu as envie de partir. C'est le moment idéal pour le faire. ;) Il sera bien trop tôt pour être raisonnable. Ca va paraître cliché, mais il vaut mieux avoir des remords que des regrets. Je regrette de ne pas être partie ailleurs moi aussi. Par manque de courage sans doute.
Bises. :)
Ecrit par : Miss Austen | dimanche, 06 juillet 2008
C'est drôle parce que cette note j'aurais pu l'écrire il y a trois ans... ou même maintenant, certains jours. Parce que le morceau de bois peut sembler douillet quand même mais...il y a d'autres choses. Et en lisant ta note, je suis persuadée que tu sauras saisir le changement quand tu le voudras. Parce que tu as des rêves, des envies et ça c'est déjà beaucoup, il y a trop de gens qui se contentent de ce morceau de bois par habitude plus que par satisfaction. Et l'Angleterre c'est un joli rêve, une jolie destination!:) Bisous.
PS : qu'est-ce que j'aime cette chanson d'Anna Nalick!!!
Ecrit par : Amy | dimanche, 06 juillet 2008
Moi ce sont des années à coups durs répétés qui m'ont le plus changé ...
Ce billet me touche beaucoup ... Ne t'inquiète pas le Destin s'est très bien se saisir de nous quand c'est notre tour ...
Bises
Je voudrais bien ton avis sur mon possible projet ... (cf mon blog)
Ecrit par : Miss Babooshka | lundi, 07 juillet 2008
Si tu en ressent le besoin...
Parfois, un petit déclic surgit on ne sait pas pourquoi.
Le principal est que tu sois en accord avec ton moi profond.
Grosses bises.
Ecrit par : lili | lundi, 07 juillet 2008
Je commence mes recherches musicales ;-)
Ecrit par : Miss Babooshka | lundi, 07 juillet 2008
Je comprends beaucoup cet article. Ca ne se dit pas "je comprends beaucoup", et pourtant... Beaucoup !
J'espère juste que quelque chose se passera.
Ecrit par : clémentine | samedi, 19 juillet 2008
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