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lundi, 05 mai 2008

Love is poor little word

Realize, Colbie Caillat


podcast

Non, je ne vais pas vous die que l'amour c'est nul, que l'amour ça craint. Je cours après les films et les livres qui en parlent, je suis un peu fleur bleue.

 

Mais l'amour je n'y connais pas grand chose. L'amour d'un garçon j'ai grandi et mûri sans, il me faisait trop peur, je fuyais. La question qui me taraudait était: Peut-on m'aimer vraiment? Dans l'absolu, une fille, un garçon, ça me paraissait logique, mais concrètement, c'était absurde.

Beaucoup ne comprenaient pas que je sois seule, il suffisait d'attraper quelqu'un au vol, il suffisait de se laisser aimer. Mais je n'y arrivais pas. Alors pour parer à leur questions, je disais "je n'ai pas besoin d'un garçon pour exister". C'était vrai.

Mais aujourd'hui, cette vérité je ne la crie pas trop fort. Non que j'ai peur de passer pour une fille coincée. Je suis coincée. C'est établi.

Non, c'est seulement, que si je le dis trop fort j'ai un peu peur qu'on m'oublie. Si Cupidon (on utilise les images qu'on peut) passe, et pense que je suis si bien seule, si solide, il gardera ses flèches pour des urgences, ailleurs.

Face à cette crainte de passer à côté du grand "A", il y aussi le risque de le trouver. Je ne sais plus qui a dit "Dans la vie il y a deux tragédies : l'une est de ne pas réaliser ses rêves, l'autre de les réaliser." On a toujours un peu peur de ne pas être à la hauteur. Ce n'est pas toujours justifié.

Ma question aujourd'hui est: Pour les coeurs autistes, comment ça se passe? Est-ce qu'il y a des gens qui passent au dessus de leurs silences? Est-ce qu'il y a des battants qui ne s'arrêtent pas au premier comportement étrange?

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Ce n'est pas signe de de dégoût si vous sursautez quand on vous touche le bras. Non, c'est seulement que vous n'avez pas l'habitude, vous êtes de ceux qui se tiennent toujours deux pas en arrière. Vous portez un écriteau "N'approche pas trop". Et les gens obéïssent. Vous restez là avec votre crainte de ce minuscule mot qu'est "amour". Cinq lettres, ce n'est pas la mer à boire, on est loin des vingt-six de l'alphabet. Oui mais... mais 75% des chansons parlent de ce mot, dans 80% des romans, nouvelles, poèmes ce phénomène est recensé. La terre entière en fait un fromage, tout le monde s'affolle dès qu'il se pointe. Vous ne le connaissez que de très loin. L'amour ne vous a jamais fait qu'un vague signe de la main.

Alors vous dîtes que ce n'est rien, que vous n'avez pas besoin de lui. En un sens c'est vrai. Mais au fond, ce poor little world, il vous fait crever d'envie et vous attendez le jour où enfin, ENFIN, il fera un séjour prolongé chez vous.

L'amour.

Il en a fait couler de l'encre le bonhomme. 

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