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lundi, 05 mai 2008
Love is poor little word
Mais l'amour je n'y connais pas grand chose. L'amour d'un garçon j'ai grandi et mûri sans, il me faisait trop peur, je fuyais. La question qui me taraudait était: Peut-on m'aimer vraiment? Dans l'absolu, une fille, un garçon, ça me paraissait logique, mais concrètement, c'était absurde.
Beaucoup ne comprenaient pas que je sois seule, il suffisait d'attraper quelqu'un au vol, il suffisait de se laisser aimer. Mais je n'y arrivais pas. Alors pour parer à leur questions, je disais "je n'ai pas besoin d'un garçon pour exister". C'était vrai.
Mais aujourd'hui, cette vérité je ne la crie pas trop fort. Non que j'ai peur de passer pour une fille coincée. Je suis coincée. C'est établi.
Non, c'est seulement, que si je le dis trop fort j'ai un peu peur qu'on m'oublie. Si Cupidon (on utilise les images qu'on peut) passe, et pense que je suis si bien seule, si solide, il gardera ses flèches pour des urgences, ailleurs.
Face à cette crainte de passer à côté du grand "A", il y aussi le risque de le trouver. Je ne sais plus qui a dit "Dans la vie il y a deux tragédies : l'une est de ne pas réaliser ses rêves, l'autre de les réaliser." On a toujours un peu peur de ne pas être à la hauteur. Ce n'est pas toujours justifié.
Ma question aujourd'hui est: Pour les coeurs autistes, comment ça se passe? Est-ce qu'il y a des gens qui passent au dessus de leurs silences? Est-ce qu'il y a des battants qui ne s'arrêtent pas au premier comportement étrange?

Ce n'est pas signe de de dégoût si vous sursautez quand on vous touche le bras. Non, c'est seulement que vous n'avez pas l'habitude, vous êtes de ceux qui se tiennent toujours deux pas en arrière. Vous portez un écriteau "N'approche pas trop". Et les gens obéïssent. Vous restez là avec votre crainte de ce minuscule mot qu'est "amour". Cinq lettres, ce n'est pas la mer à boire, on est loin des vingt-six de l'alphabet. Oui mais... mais 75% des chansons parlent de ce mot, dans 80% des romans, nouvelles, poèmes ce phénomène est recensé. La terre entière en fait un fromage, tout le monde s'affolle dès qu'il se pointe. Vous ne le connaissez que de très loin. L'amour ne vous a jamais fait qu'un vague signe de la main.
Alors vous dîtes que ce n'est rien, que vous n'avez pas besoin de lui. En un sens c'est vrai. Mais au fond, ce poor little world, il vous fait crever d'envie et vous attendez le jour où enfin, ENFIN, il fera un séjour prolongé chez vous.
L'amour.
Il en a fait couler de l'encre le bonhomme.























Commentaires
J'espère qu'il s'arrêtera à ma porte ...^^
Ecrit par : Scheharazade | lundi, 05 mai 2008
Je crois que je suis comme ça aussi, et je sais à quoi c'est dû : quand j'ai vraiment aimé pour la première fois, j'ai été blessée d'une telle force que je n'ai plus jamais vu le bout du tunnel, et je crois que je ne suis pas encore à la porte de sortie de cette petite prison dorée que je me suis construite... Pour le moment, je n'attends plus rien. L'amour, j'y croirai quand il arrivera ... et quand il restera.
Bisous :)
Ecrit par : Mam'zelle Poupée | lundi, 05 mai 2008
Comment dire...
Cette note m'a ébranlée car j'ai eu l'impression de lire l'histoire de ma vie.
J'ai été aimé très fort mais je n'ai jamais réussi à aimer pareil...j'avais peur.
L'amour je crois me fait peur. Je me construit des barrières mentales, j'ai besoin et envie de tout contrôler.
Et puis en plus je ne suis pas quelqu'un de tactile non plus (ceci explique peut-être cela!).
Cela me "rassure" de voir que je ne suis pas la seule à vivre ça...j'avais peur d'être une vraie handicapée des sentiments...
L'amour, le vrai, le bon, je sais qu'il m'attend quelque part. Reste maintenant à ce qu'il se manifeste!
Grosses bises :)
Ecrit par : lili | lundi, 05 mai 2008
est ce que je r^ve où est ce que j'ai déjà lu cet article dans le quel je m'étais déjà reconnue la première fois ?
Ecrit par : Camille la it girl | lundi, 05 mai 2008
@ Scheharazade: moi aussi, j'espère qu'il viendra frapper chez toi!
@Mam'zelle Poupée: j'espère vraiment qu'il va venir et rester, tu es une fille géniale, l'histoire de "ça arrive quand on ne s'y attend pas" est vraie j'espère, comme ça, il ne devrait pas tarder Grosses bises!
@ lili: voilà, je fonctionne un peu comme ça aussi. Plus jeune j'étais une éternelle amoureuse, mais toujours de très loin, il ne fallait surtout pas que ça devienne réel, c'était bien trop effrayant. Et là, j'ai décidé que qu'importait le temps, mes barrières tomberaient^^ J'ai le même sentiment: il m'attend!
Gros bisous!
@ Camille: sans t'offenser, je crois que tu rêves^^ Mais ce n'est pas impossible que deux articles se ressemblent, donc ce n'est probablement pas injustifié ;)
Bisous!!
Ecrit par : clotilde | mardi, 06 mai 2008
non tu ne m'offense pas du tout et puis j'adore cet article...
Ecrit par : camille la it girl | mardi, 06 mai 2008
@ Camille: alors je suis contente^^(et Logan je l'aime, mais tu n'es pas la première à me dire que tu ne l'aimes pas, ceci dit je crois que de tous ce n'est pas mon préféré, en fait mon préféré c'est... Luke!)
Ecrit par : Clotilde | mardi, 06 mai 2008
Coucou, je me décide enfin à jouer de la souris chez Lauren, et je tombe chez toi.
Heureuse surprise !
Je reviendrai.
Sinon, par rapport à l'article, ben, j'ai le même problème.
Comme tu le dis, et ça illustre tellement bien ce problème : toujours 2 pas en arrière.
A bientôt !
Ecrit par : aWa | mardi, 06 mai 2008
@ aWa: oui reviens, avec plaisir!!
Ecrit par : Clotilde | mardi, 06 mai 2008
Je crois que moi aussi, on me qualifie de coincée quand j'ai le dos tournée... ;) Tant pis, je ne nie pas.
Je me reconnais tellement dans cette note...
J'aimerai tellement aimer et être aimée, mais si on s'approche de moi, je fuis...
Je t'embrasse ! Un jour, notre tour viendra...
Ecrit par : NenyaScarlett | mercredi, 07 mai 2008
@ NenyaScarlett: au fond, être coincée, c'est un peu être anticonformiste, la grande classe donc (on s'arrange comme on peut :p) Je crois aussi que notre tour viendra!!!! Je t'embrasse!
Ecrit par : Clotilde | mercredi, 07 mai 2008
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